Dès la fin de la deuxième guerre mondiale et avec l’organisation de l’exposition universelle à Port-au-Prince, sous le gouvernement du président Dumarsais Estimé, les premiers touristes ont commencé à visiter Haïti et, à partir de cette période, pour changer des cartes postales comme souvenirs presque exclusifs, les premiers artisans ont proposé des œuvres fabriquées de leurs mains, sorties de leur imagination, avec un cachet identitaire et culturel certain. 

Certaines familles se transmettent un savoir-faire depuis plus de soixante-quinze ans sans qu’il n’existe dans le pays un événement qui mette en valeur ces professionnels ou un canal qui leur permet de parler de la pratique et de la transmettre, dans un pays en perpétuelle métamorphose avec, depuis quelque temps, à cause de l’insécurité, des déplacements de population qui génèreront de graves traumatismes et auront des conséquences mémorielles certaines. Il existait au temps « florissant » du tourisme des magasins d’artisanat, mais pas une foire.