Plusieurs personnalités historiques, les unes les plus célèbres que les autres, ont été mythifiées. Leur vie et leur mort sont souvent entourées de légendes et de mystères entretenus religieusement par leurs supporters, soit pour les immortaliser, soit pour mystifier et profiter. Sur ce dernier point, on peut évoquer la déclaration non documentée du pape Léon X au sujet du Jésus biblique, Jésus-Christ ainsi connu.
« On sait depuis des siècles combien cette fable du Christ a été profitable à nous et aux nôtres. »
Cette déclaration est relativement similaire à un passage tiré du pseudépigraphe de l'Épître de Pierre. Dans cet extrait, l'auteur faisait assurément face à des contemporains qui questionnaient soit l'historicité de Jésus, soit la véracité des choses merveilleuses liées à son nom.
« Ce n’est pas en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux. »
2Pierre 1
On raconte tant de merveilles au sujet de certaines célébrités après leur décès, qu'il est parfois impossible de faire la démarcation entre faits et fantaisies. Le cas phénoménal le plus récent est celui d'Elvis Presley. Pour preuves, ces extraits d'articles publiés à son sujet.
Ainsi parle l'auteur de l'ouvrage Elvis Presley : Histoire d'une Légende Immortelle du Rock 'n' Roll, publié dans le magazine Vinyles & Vintage, le 5 août 2024 :
« Depuis la mort d'Elvis, de nombreuses théories suggèrent qu'il aurait simulé sa mort et vivrait encore quelque part incognito. Ces théories sont alimentées par des visions prétendues d'Elvis et des interprétations diverses de preuves photographiques et testimoniales.
Des dizaines de personnes ont affirmé voir Elvis vivant après sa mort, soit à Graceland, lieu de pèlerinage pour ses fans, soit dans des aéroports ou dans des petites villes à travers les États-Unis d'Amérique. »
Dans le livre Elvis Presley : Quarante Ans Après sa Mort, le Mythe Fait Toujours Recette, publié le 16 août 2017 dans le magazine 20 Minutes, l'auteur dit ceci :
« Le mythe est loin de s’éteindre, si bien que certains esprits... croient que Elvis Presley est bel et bien vivant. 'J’ai enquêté sur les illuminés qui pensent qu’Elvis n’est pas mort en 1977, raconte Daniel Ichbiah. Je dois avouer qu’à la fin de mon reportage, j’en suis venu à trouver plausible qu’il ait pu simuler son décès pour aller vivre ailleurs dans l’anonymat, car il ne supportait plus sa vie de star… ' Une hypothèse à laquelle Jean-Luc Blanchet n’accorde aucune crédibilité. Blanchet est responsable de la boutique Elvis My Happiness à Paris. Cependant, pour ses fans, 'Elvis est une légende, il ne peut pas mourir' ».
Vraisemblablement, la même logique de mythification s'applique au Jésus biblique, dans la mesure où plusieurs jurent l'avoir vu vivant après sa mort.
« Les accusateurs de Paul discutaient avec lui à propos de leur religion particulière et d'un certain Jésus qui est mort et que Paul affirmait être vivant. »
Actes 25
À signaler que l'évangile attribué à Marc, la première des évangiles narratifs, ne rapporte pas de manifestations post-mortem du Jésus biblique. L'évangile se conclut au verset 8 du chapitre 16 dans les manuscrits les plus anciens, presumés être les plus fiables.
À noter encore que toutes les manifestations post-mortem du Jésus biblique sont décrites en termes d'apparitions et de disparitions, comme dans les songes et les visions.
Tandis que l'article d'août 2023 traite de l'existence de Jésus, il sera question ici de statuer sur l'essence du personnage et sur son message.
Les acteurs bibliques projettent diverses croyances sur la personne de Jésus et sur son enseignement. Le plus souvent, elles entrent en conflit avec la propre vision de Jésus. Les discordes persistent et se sont aggravées avec le temps. On n'a qu'à compter le nombre croissant de dénominations religieuses se réclamant du même Jésus. Naturellement, lorsqu'il faut trancher, le mot du concerné, dans sa parole authentique, bien comprise, fait toujours autorité.
Si certains voient en Jésus un homme qui aurait accompli son potentiel christique ou divin, d'autres le tiennent pour un divin messie, l'unique incarnation de Élohim Yahvé, Dieu pour les Juifs, digne de tous les titres honorifiques recyclés ça et là. C'est le cas pour son disciple Pierre qui reconnaît en lui le Messie, du grec le Christ (Matthieu 16:16 et Jean 6:69). Quant à son disciple Thomas, il appelle Jésus "mon Seigneur et mon Dieu" (Jean 20:28). Dans le Livre de l'Apocalypse, Jésus est "le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs" (Apocalypse 19:16). Ce sont là des projections, car Jésus n'a jamais dit qu'il était ni l'un ni l'autre, même s'il joue volontiers le rôle de maître et seigneur pour ceux qui le désirent, comme on le verra plus loin.
La croyance que Jésus lui-même se considère comme "le Christ" repose principalement sur deux passages tirés des évangiles attribués à Marc et à Jean :
« Le grand prêtre se mit à interroger Jésus et lui dit : 'Es-tu le Christ, le Fils du Béni ?'
Jésus répondit : 'Je le suis' [D'autres versions disent : 'Moi, je suis']. »
Marc 14
« La femme dit à Jésus : 'Je sais qu’un Messie doit venir – celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses.'
Jésus lui dit : 'Je le suis, moi qui te parle.' »
Jean 4
Cependant, la transcription et la traduction de ces versets sont douteuses ou bien déficientes, comme c'est le cas pour tant d'autres passages clés de la Bible. En effet, d'une part, dans l'évangile attribué à Matthieu, Jésus fit une réponse plus nuancée au grand-prêtre :
« Le grand-prêtre interrogea Jésus : '... Es-tu le Christ, le Fils de Dieu ?'
Jésus lui répondit : 'C'est toi qui le dis...' »
Matthieu 26
D'autre part, d'après certaines versions bibliques, la réponse de Jésus à la femme dans Jean 4:25 est plus subtile : « C'est moi qui te parle. »
La croyance que Jésus se prend pour Dieu tient surtout dans l'interprétation abusive d'une réponse que Jésus fit à Philippe, un de ses disciples, dans Jean 14:9 :
« ... Qui me voit, voit le Père. »
Or, de façon non équivoque, le Jésus biblique s'identifie comme étant un homme dans Jean 8:40, cité à l'en-tête de l'article. Il se dissocie des attributs de Dieu et se considère un fils de Dieu, son Père qu'il invoque au besoin.
« Pourquoi dites-vous que je suis bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul. »
Luc 18
« Père, s'il est possible que ce calice s'éloigne de moi. »
Matthieu 26
« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. »
Luc 23
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Matthieu 27
Le Jésus biblique se présente comme un frère, un ami, un serviteur, un mentor ou un maître-enseignant.
« Je suis au milieu de vous comme le serviteur. »
Luc 22
« Vous êtes mes amis... »
Jean 15
« Va trouver mes frères, et dis-leur que je vais vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. »
Jean 20
De fait, en bon maître-enseignant, Jésus appelle ses disciples non seulement à émuler son modèle, mais à trouver leur propre voie pour aller plus loin.
« Vous m'appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. »
Jean 13
« Tout disciple accompli sera comme son maître. »
Luc 6
« En vérité, en vérité, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes... »
Jean 14
Pour certains acteurs bibliques, croire en Jésus, c'est confesser son nom et l'accepter comme sauveur personnel. Mais pour Jésus, croire est un verbe actif, et croire en lui, c'est faire crédit à sa parole, l'écouter et la mettre en pratique.
« Jesus dit aux Juifs qui avaient cru en lui : 'Si vous écoutez ma parole, vous êtes vraiment mes disciples...' ».
Jean 8
« Pourquoi m'appelez-vous 'Seigneur, Seigneur', et ne faites-vous pas ce que je vous enseigne ? »
Luc 6
L'association de croire, écouter, parole et disciple est très éloquente dans Jean 8:31-32, cité plus haut.
De plus, Jésus associe ses disciples à ses fonctions et leur attribue les mêmes prérogatives.
« Je suis la lumière du monde. »
« Vous êtes la lumière du monde et le sel de la terre. »
Jean 8 et Matthieu 5
« Qu'ils soient un comme nous sommes un. »
Jean 17
Dans le même sens, beaucoup de fidèles judéo-chrétiens se bousculent pour recevoir "le corps de Christ" à la cérémonie de la Cène ou de l'eucharistie. Ils oublient ou ignorent que Christ est un potentiel inné, et qu'ils sont donc "le corps de Christ".
« ... Christ en vous... »
Colossiens 1
« ... Christ est tout en tous. »
Colossiens 3
« ... Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. »
Galates 2
« Vous êtes le corps de Christ... »
1Corinthiens 12
Pour ces raisons, le croyant judéo-chrétien ne peut pas se réfugier derrière des propos de Jésus pour s'adonner aveuglément au culte messianique. Certaines déclarations exclusivistes de Jésus sont interprétées comme des invitations à l'idolâtrer. Il s'agit pourtant d'outils pédagogiques souvent utilisés par les maîtres-enseignants pour capter l'attention des disciples perdus, irrésolus et qui passent de maître en maître. Ainsi, il y a toute une stratégie derrière les paroles suivantes :
« ... Nul ne vient au Père que par moi. »
Jean 14
« ... Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »
Jean 15
« C'est moi qui te parle. »
Jean 4
Sans fausse humilité, le disciple conséquent devrait travailler à intérioriser les paroles de Jésus introduites par "Je suis" et se les approprier. Ainsi, il serait lui aussi un vecteur d'illumination. En effet, s'il réalise la portée symbolique du mot "œuvres" dans Jean 14:12, cité plus haut, le vrai disciple serait un éveilleur de consciences endormies, de ceux qui ont des yeux mais qui ne voient pas, qui ont des oreilles mais qui n'entendent pas ; il libèrerait le potentiel de croissance de tous ceux qui l'approchent. C'est ce que faisait Jésus en réalité lorsqu'on nous dit qu'il ressuscitait les morts, guérissait les aveugles, les sourd-muets et les boiteux, comme rapporté dans Matthieu 11:4-5.
Si le disciple écoute et prend au sérieux l'exhortation de Jésus dans Matthieu 5:48, en l'occurrence « soyez parfait comme votre Père est parfait », il serait éventuellement en mesure d'affirmer :
« Qui me voit, voit le Père. »
Jean 14
« Le Père et moi nous sommes uns. »
Jean 10
Par conséquent, si les fidèles judéo-chrétiens sont convaincus que le Jésus biblique est 100% divin et 100% humain (même s'il n'a jamais parlé en ces termes), qu'ils reflètent intégralement cette même nature : en pensées, en paroles et en actions...
Parallèlement, des indices bibliques et extra-bibliques suggèrent fortement que Jésus avait un père charnel (voir l'arbre généalogique dans Matthieu 1:16) et avait une femme, en la personne de Marie de Magdala ou du "disciple que Jésus aimait". À noter que cette disciple, citée dans les évangiles attribués à Jean et à Thomas, sans jamais être nommée, apparaît dans des situations indiquant la proximité ou l'intimité, comme ici :
« Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. »
Jean 13
À noter que la disciple que Jésus aimait était présente à la crucifixion avec la mère de Jésus. Il ne s'agissait pas du disciple Jean, comme beaucoup le croient, puisque les douze abandonnèrent Jésus et prirent la fuite à la suite de son arrestation ; un fait annoncé dans Jean 16:32 et attesté dans Marc 14:50 ainsi que dans Matthieu 26:31, 56.
La disciple que Jésus aimait était également présente le premier jour de la semaine pour constater l'absence de la dépouille mortelle de Jésus dans le tombeau.
Les mêmes qualités valent pour Marie de Magdala, et davantage. Elle aussi fut présente à la crucifixion. Dépendant de l'évangile consulté, elle serait la première et la seule à s'être rendue au tombeau le premier jour de la semaine. Elle demanda qu'on lui remette les restes de Jésus ; un droit en principe réservé aux proches intimes d'un défunt. L’Évangile gnostique de Philippe fait référence à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine) et l'introduit comme la compagne de Jésus.
« Trois marchaient toujours avec le Seigneur : Marie, sa mère, et la sœur de celle-ci, et Myriam de Magdala que l’on nomme sa compagne, car Myriam est sa mère, sa sœur et sa compagne ... Le Seigneur aimait Myriam plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche... »
Considérons enfin le titre de cet article publié par National Geographic en septembre 2021 : Aucune Preuve de Contrefaçon sur le Papyrus de L'Évangile de la Femme de Jésus. Selon l'auteur, se basant sur les analyses chimiques et épigraphiques, l'évangile en question pourrait être authentique. Autrement dit, le Jésus biblique aurait bel et bien pris femme, conformément aux traditions juives d'alors pour les hommes de son âge ; ce qui confirme encore sa nature toute humaine, sujette à la condition des mortels.
Peu importe les indices et les évidences plaidant en ce sens, un Jésus pleinement humain (conçu par l'union sexuelle, marié, décédé et enterré une fois pour toutes...) ne semble présenter aucun intérêt pour les fidèles judéo-chrétiens. Ils n'en veulent absolument pas et ne veulent rien en savoir. Un tel Jésus est tout bonnement inacceptable et impraticable pour les fidèles espérant ardemment un sauveur qui reviendra "bientôt" sur les nuages pour juger les décédés et les vivants (prétendument exemptés de la mort physique), et qui les ravira avec lui dans les airs au dernier jour. Rejetant avec foi le Jésus pleinement humain, ils réclament non pas un alter ego à émuler, mais un homme-dieu à adorer en toute tranquillité. La jésulâtrie, consacrée par le Crédo de Nicée, est leur doctrine sacrée. Or le Jésus biblique s'inscrit en faux contre le culte de la personne.
« Je ne reçois pas de gloire des hommes. »
Jean 5
« Je ne cherche point ma gloire... »
Jean 8
« Ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, et vous êtes tous frères. N'appelez personne sur la terre père, car un seul est votre Père... Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef... »
Matthieu 23
En somme, les fidèles judéo-chrétiens veulent être, non pas des disciples de Jésus, mais des soldats partisans du Christ. Ils ne veulent pas de frère Jésus, mais seulement du Seigneur Jésus. Leur ascèse consiste à invoquer son nom jour et nuit, à défendre son nom, jusqu'à trancher l'oreille de ses adversaires, et à propager son nom, jusqu'à diaboliser et châtier les infidèles incrédules.
Le débat continue sur l'existence et l'essence du Jésus biblique. En attendant que la lumière soit faite, une chose est sûre : il y a un message profond, de "la nourriture solide", rattaché au Jésus des évangiles officiels et qui fait écho dans certains évangiles gnostiques, spécialement l'évangile attribué à Thomas. Ce message, ni unique ni original, transmet, tantôt implicitement, tantôt explicitement, des principes de vie universels et des valeurs éternelles, comme le pardon, la tolérance, la gratitude, la sagesse, la fidélité à la parole donnée, l'équilibre, la franchise, la générosité, le désintéressement, la foi dans la plénitude du moment, la connaissance de soi, la vigilance ou la pleine conscience par la prière-attention et la prière-méditation (par opposition à la prière-invocation, la prière-sollicitation, la prière-récitation)...
« Pardonnez 77 fois sept fois. »
Matthieu 18
« Ne jugez pas. »
Matthieu 7
« Ne vous inquiétez pas du lendemain. »
Matthieu 6
« Ne regardez pas en arrière... »
Luc 9
« Que votre oui soit oui, que votre non soit non ! »
Matthieu 5
« Soyez rusé comme le serpent et simple comme la colombe. »
Matthieu 10
« Gardez-vous de l'hypocrisie. »
Luc 12
« Enlevez la poutre de votre œil avant d'enlever la paille de l'œil d'autrui. »
Matthieu 7
« Gardez-vous de la cupidité. »
Luc 12
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »
Matthieu 10
« Cherchez d'abord le royaume des cieux qui est au-dedans de vous. » [Soit entrer en soi-même, se connaître soi-même].
Matthieu 6
« Veillez et priez sans cesse. »
Luc 21
« Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez. »
Marc 13
L'enjeu de ce message dense est de libérer le potentiel humain en habilitant le disciple à l'éveil spirituel et à la transformation de l'homme intérieur.
On peut comprendre alors le motif de ceux qui militent farouchement pour un Jésus exceptionnel et inaccesible. C'est profitable pour les dirigeants d'église qui peuvent se poser ainsi en médiateurs, administrant les sacrements. C'est commode pour les fidèles, car être partisan n'engage à rien d'autre qu'à l'adoration fanatique. La partisanerie ne transforme pas le sujet. Tout est à l'oral. Par contre, être disciple appelle à révolutionner l'être. C'est une démarche éprouvante, dérangeante, amenant l'individu à sortir de sa zone de confort et des sentiers battus pour aller à contre-courant. Précisément, être disciple de Jésus signifie mourir à l'ego, car cette discipline enseigne, tantôt explicitement, tantôt implicitement, l'humilité, l'abnégation de soi, la non-résistance, le lâcher prise ou le non-attachement...
« Redevenez comme un enfant [pris ici dans le sens de humble, simple, innocent]. »
Matthieu 18
« Soyez très discret quand vous faites l'aumône. »
Matthieu 6
« Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur ! »
Matthieu 20 et 23
« Détachez-vous de toutes vos possessions émotionnelles et matérielles. »
Luc 14
« Ne résistez pas à ceux qui vous font du tort. »
Matthieu 5
« Faites du bien à ceux qui vous persécutent. »
Matthieu 5
Le grand principe universel relayé dans les enseignements de Jésus demeure l'altruisme humaniste à travers la règle d'or de l'amour du prochain. Selon frère Jésus, ça résume tout et c'est le chemin de la vie.
« Fais pour autrui tout ce que tu voudrais pour toi-même. Ceci résume tous les enseignements de la Torah et des prophètes. »
Matthieu 7
« Un professeur de la Torah se leva et interrogea Jésus : 'Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?'
Jésus lui demanda : 'Qu'est-il écrit dans la Torah ? Qu'y lis-tu ?'
Il répondit : 'Tu aimeras Yahvé, ton Élohim, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et tu aimeras ton prochain comme toi-même.'
Jésus lui dit : 'Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras.' »
Luc 10
Jésus rappelle que l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont une seule et même proposition.
« Un pharisien, professeur de la Torah, posa cette question à Jésus : 'Maître, quel est le plus grand commandement de la Torah ?'
Jésus lui répondit: 'Tu aimeras Yahvé, ton Élohim, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est le premier commandement et le plus grand. Et voici le deuxième, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.' »
Matthieu 22
Aussi l'amour du prochain est-il la marque du disciple de Jésus.
« On reconnaîtra que vous êtes mes disciples à la façon dont vous vous aimez les uns les autres. »
Jean 13
L'Épître de Jean, la Lettre aux Romains, la Lettre aux Galates, la Lettre aux Colossiens et la Lettre aux Corinthiens, entre autres, contiennent des enseignements magnifiant la primauté de l'amour.
« Si quelqu'un dit : 'J’aime Dieu', alors qu'il déteste son frère, c'est un menteur. En effet, si quelqu’un n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? »
1Jean 4
« Tous les commandements généralement quelconque se résument à ceci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même... »
Romains 13
« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons notre prochain. Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. »
1Jean 3
« Par-dessus tout, revêtez-vous de l'amour, le lien de la perfection. »
Colossiens 3
« Ce qui compte, c'est la foi agissant par l'amour. »
Galates 5
« Sans l'amour, je ne suis rien. »
1Corinthiens 13
La jésulâtrie ou le culte messianique, déifiant le Jésus biblique et défiant ses instructions clés, est un vecteur d'obscurantisme et de sous-développement spirituel. Si Jésus sauve ou libère, c'est par sa parole et son exemple, et non pas par sa personne, encore moins par son sang.
Si l'auteur de Romains 10:9-10 prêche la louange de Jésus comme Seigneur et la croyance dans sa resurrection charnelle comme voie de libération ou planche de salut, Jésus lui-même prescrit strictement l'écoute active.
« On reconnaît l'arbre à ses fruits. Ce ne sont pas ceux qui me disent 'Seigneur, Seigneur' qui entreront dans le royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté du Père [qui écoutent ses instructions]. »
Matthieu 7
« Pourquoi m'appelez-vous 'Seigneur, Seigneur', et ne faites-vous pas ce que je vous enseigne ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, ressemble à un homme qui, pour construire une maison, a creusé, creusé profondément et a posé les fondations sur le rocher. Une inondation est venue, le torrent s'est jeté contre cette maison sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était fondée sur le rocher. Mais celui qui entend et ne met pas mes paroles en pratique est semblable à un homme qui a construit une maison sur la terre, sans fondations. Le torrent s'est jeté contre elle et aussitôt elle s'est écroulée ; la ruine de cette maison a été grande. »
Luc 6
« Jesus dit aux Juifs qui avaient cru en lui : 'Si vous écoutez ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres'. ».
Jean 8
« Je vous dis ces choses afin que vous soyez sauvés. »
Jean 5
Si la doctrine de la rédemption par le sang fait de Jésus l'agneau de Dieu sacrifié comme rançon, Jésus lui-même affirme dans Jean 10:17-18 qu'il donne sa vie afin de renaître, tout comme le grain de blé tombe en terre, meurt et renaît pour fructifier. Par ailleurs, la doctrine de la rédemption par le sang ou de sacrifice de substitution est "un principe rudimentaire" largement dépassé, comme l'attestent plusieurs passages de la Bible hébraïque, dite l'Ancien Testament, y compris Psaumes 40:7 et Jérémie 31:30.
« Tu ne désires ni sacrifice ni offrande... tu ne demandes ni holocauste ni sacrifice pour le péché. »
« Chacun mourra pour son propre péché. »
Les exhortations suivantes de l'Épître aux Hébreux s'adressent-elles aux fidèles qui sont en retard de croissance à cause des pratiques jésulâtres ?
« Après tout ce temps, vous devriez être des maîtres... Mais vous en êtes venus au point d’avoir besoin, non de nourriture solide, mais de lait. Celui qui continue à se nourrir de lait n’a aucune expérience de la parole qui enseigne ce qu’est la vie juste : car c’est encore un bébé /un enfant [pris ici dans le sens de immature et de naïf]. Les adultes, quant à eux, prennent de la nourriture solide : par la pratique, ils ont exercé leurs facultés à discerner ce qui est bien de ce qui est mal.
C’est pourquoi ne nous attardons pas aux rudiments de l’enseignement relatif à Christ. Tournons-nous plutôt vers ce qui correspond au stade adulte... »
Hébreux 5:12-14 et Hébreux 6:1
Est-il temps pour les Judéo-Chrétiens de se réveiller du sommeil abrutissant de l'idolâtrie et du littéralisme pour ne pas régresser dans les pratiques puériles et stériles ?
« Lorsque j’étais enfant [pris ici dans le sens de immature et de naïf], je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu adulte, j'ai délaissé les enfantillages. »
1Corinthiens 13
Megadialogue@yahoo.com
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