Les États-Unis d’Amérique ont un nouveau président. Donald J. Trump est de retour après un mandat de quatre ans du président démocrate Joe Biden. Il revient en triomphateur, assuré de toutes les majorités, populaire, judiciaire et législatives, et mieux préparé que lors de sa première présidence.

Ce retour du républicain aux affaires est redouté en Haïti parce que, pendant sa campagne, il avait fait des Haïtiens installés à Springfield dans l’Ohio, les emblèmes de l’immigration délétère. Le candidat devenu aujourd'hui président a érigé les Haïtiens en général en affreux boucs émissaires. 

Trump est redouté car ses politiques peuvent avoir de graves conséquences sur Haïti et sur tous les Haïtiens.

Alors qu’il avait proclamé qu’il voulait être « le champion des Haïtiens » lors de sa campagne électorale de 2016, investi président, Donald Trump n’avait pas été particulièrement interventionniste dans les affaires haïtiennes. Il avait même laissé libre cours aux dirigeants de l’époque. 

Mis à part l’obligation de couper les ponts avec le Venezuela de Nicolás Maduro et de rester fidèle à Taïwan, les Américains, sous Trump, ont été favorables aux décisions prises par les acteurs au pouvoir à Port-au-Prince. 

Les oppositions ont été maintenues à distance et le président Jovenel Moïse avait une paix royale. 

Pour ce qu’il est des Haïtiens, il en fut autrement. A au moins deux reprises, le président Trump avait outragé ceux qui à ses yeux habitent un sale trou (pour employer un euphémisme) et sont porteurs du Sida. Sous son administration, le programme TPS n’avait pas été renouvelé. 

Avec le retour de Donald Trump aux affaires, on ignore s’il va se pencher sur les affaires haïtiennes autrement que via son programme restrictif sur l’immigration. Il a déjà annoncé la couleur, le programme Parole, le fameux « programme Biden », à pris fin ce jour même, quelques heures après sa prestation de serment.