Au cours de la journée fatidique du 29 février 2024, date à laquelle la coalition criminelle « Viv ansanm », reconstituée, débute ses attaques sur la capitale, des étudiants présents sur le campus de la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV) sont pris en otages par des gangs armés. Après de nombreux appels au secours, les étudiants ont pu quitter le campus. Quant aux locaux et installations de la FAMV, ils sont vandalisés et pillés. Depuis, les étudiants ne sont pas revenus sur ce campus.

Pour boucler la session débutée avant l’attaque du campus, les responsables de la FAMV ont dû se montrer inventifs. « On a pu sauver l’année académique », s’est réjoui Jocelyn Louissaint, doyen de la FAMV, contacté par Le Nouvelliste. « Les cas varient en fonction des cours mais la quasi-totalité des exposés théoriques ont été organisés en ligne », a informé le doyen de la FAMV. Pour les séances pratiques, le décanat a pris des dispositions pour qu’elles soient organisées dans d’autres espaces. Comme cela a été fait, par exemple, pour le cours de cartographie et photo-interprétation, les étudiants de la troisième année ont pu faire les séances pratiques dans les locaux du Centre national de l’information géospatiale (CNGIS).