Environ deux mois après avoir annoncé l’adoption d’un budget rectificatif appelé « budget de guerre » qui consacrerait de grands moyens à la Police nationale et à l’armée pour lutter contre les groupes criminels, le Conseil présidentiel de transition peine à se doter de ce document. Lors du Conseil des ministres le mercredi 12 février, le budget n’était même pas à l’ordre du jour, a confié au Nouvelliste un membre du CPT.

« Le CPT était supposé avoir un draft du budget rectificatif le jeudi 13 février, mais le ministère des Finances a eu un petit retard dû au fait qu’il attend encore des documents d’autres ministères », a rapporté au journal un conseiller présidentiel, qui a souligné que les directives du CPT pour le budget rectificatif sont les mêmes. « Un budget de guerre avec la priorité à la Police nationale et à l’armée pour combattre l’insécurité », a-t-il soutenu.