En seulement un mois, une violence intense a contraint près de 60 000 personnes à fuir leur domicile. C’est ce qu’a révélé l’Organisation internationale de la migration (OIM), soulignant qu’il s’agit d’un nouveau record dans la situation humanitaire qui se dégrade en Haïti. « Depuis des années, la violence des gangs, les déplacements et l'instabilité frappent Port-au-Prince et une grande partie du pays, chaque vague d'attaques aggravant les souffrances de communautés déjà vulnérables. Cependant, ces deux derniers mois, la situation sécuritaire s'est encore fortement dégradée dans la capitale, avec une escalade des attaques contre les civils, une érosion des rares zones encore libres de gangs et des déplacements répétés et records. L'aéroport de Port-au-Prince reste fermé et la capitale assiégée », fait remarquer l’OIM dans un communiqué.
« L'escalade de la violence a lourdement impacté les communautés de plusieurs quartiers de la capitale, notamment Delmas, Carrefour-Feuilles, Martissant, Fort-National, Pétion-Ville et Tabarre, forçant des milliers de personnes à fuir pour se mettre en sécurité. La plupart des déplacés ont trouvé refuge dans 48 sites de déplacés, dont 12 récemment créés, tandis que d'autres ont trouvé refuge auprès de familles d'accueil déjà débordées », poursuit le communiqué.






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