Un rapport du Bureau intégré des Nations unies en Haïti et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a critiqué la réponse de la PNH avant et durant les premières heures des attaques armées contre Kenscoff. Selon le document, en dépit du fait qu’elle a été alertée, la PNH n’a pas pris de mesures pour prévenir l’assaut des groupes criminels qui, en deux mois, a provoqué 262 morts. 

« La séquence des événements à Kenscoff semble indiquer que les forces de sécurité n’ont pas pris initialement les  mesures adéquates pour prévenir les premières  attaques, ni pour assurer le déploiement rapide des unités spécialisées de la police, malgré les informations reçues faisant état d’une menace imminente posée par les gangs. Cependant, après avoir eu connaissance d’une possible attaque de gangs dans la zone, les quelques policiers au commissariat de police de Kenscoff ont pris certaines dispositions pour identifier l’arrivée éventuelle des membres de gangs. En particulier, ils ont mis en place trois points de contrôle, au niveau du carrefour Maroka, devant le bâtiment du commissariat, puis au niveau du carrefour Fermathe », peut-on lire dans le document publié le lundi 7 avril 2025.