Fermée par des protestataires depuis le mardi 13 mai dernier, la centrale hydroélectrique de Péligre est encore à l’arrêt une semaine plus tard. Les autorités de l’exécutif n’ont pas pris des mesures pour procéder à sa réouverture. Ils n’ont pas tenté d’établir de contacts formels avec ceux qui ont forcé l’arrêt de cette infrastructure capitale pour l’irrigation et la production d’électricité. Entre-temps les quartiers de la région métropolitaine sont plongés dans le black-out total. Des entreprises commencent à sentir les effets de la panne. Des attroupements sont remarqués près des étals de marchands de glace, alors que la température d’été pointe son nez. 

Contacté par Le Nouvelliste, Pierre Michel Félix, le président de la Fédération des syndicats des travailleurs (euses) de l’EDH (FESTREDH), a indiqué que rien n’a changé au niveau de la centrale. « Les employés continuent de s’y rendre quotidiennement. Ils entretiennent l’ouvrage mais ne peuvent procéder à son redémarrage sans une décision négociée et concertée des autorités. Ce, par crainte de représailles de la part de la population locale », a fait savoir M. Félix.