Suite à la soutenance de la thèse doctorale intitulée « Impact de la crise du logement de la classe moyenne dans les dynamiques de re-composition socio-spatiale de la Région Métropolitaine de Port-au-Prince » à l’Université de Mons et à l’Université Quisqueya, Marie Anne-Laurence Verret est désormais docteure en urbanisme (Université Quisqueya) et architecture/urbanisme (Université de Mons) et recevra les deux diplômes lui autorisant de jouir des droits et privilèges de ces formations de haut niveau, conformément à la convention de cotutelle internationale de thèse signée entre les deux universités partenaires.
L’événement a eu lieu le mardi 27 mai 2025, à l’auditoire Landercy de l'Université de Mons et également en visioconférence à l’Université Quisqueya (voir photo en illustration). Dre Verret a fait montre d’une maîtrise rarement égalée d’un sujet complexe portant sur la réalité des gens de la classe moyenne de Port-au-Prince de se loger, soit en construisant eux-mêmes leur logement ou en l’achetant, soit en louant un appartement ou une maison dans un contexte post-séisme et d’une économie immobilière essentiellement informelle. Cette thèse réalisée sous la direction du professeur Jean-Claude Bolay (Université Quisqueya) et du professeur Pierre Cornut (Université de Mons) a effectivement mis en lumière une politique de débrouillardise adoptée par ces individus pour faire face à un contexte de contraintes extrêmes qui se singularise par une combinaison de facteurs multiscalaires non retrouvée dans d’autres pays du Sud. En effet, les résultats des travaux de Dre Verret ont dévoilé un « jeu d’échecs » unique à la classe moyenne haïtienne en matière de stratégies résidentielles ; des stratégies qui induisent des mouvements migratoires classe moyenne/classe pauvre ayant des incidences sur les structures socio-spatiales de la ville.
Pendant trois heures, Dre Verret a exposé ses recherches de terrain et sa contribution aux connaissances théoriques en urbanisme et architecture, puis répondu avec brio aux questions du jury composé d'Étienne Godimus (professeur, Université de Mons), Thomas Waroux(1er assistant, Université de Mons), Georges Eddy Lucien (professeur, Université Quisqueya), Guenaël Devillet (maître de conférences, Université de Liège), Sylvie Paré (professeure, Université du Québec à Montréal), Luisa Moretto (professeure, Université Libre de Bruxelles), Pierre Cornut (professeur, Université de Mons), Jean-Claude Bolay (professeur, Université Quisqueya et École polytechnique fédérale de Lausanne). Le jury a souligné la haute qualité scientifique de cette recherche ainsi que sa grande originalité qui réside, d’une part, dans son intérêt novateur d’étudier la classe moyenne comme acteur majeur de l’urbain, et d’autre part, dans le fait d’analyser la ville par l’entrée du logement et la mise en avant de l’aspect physico-spatial lié à cette catégorie de la population. Cette thèse offre ainsi une compréhension plus holistique de la problématique du logement et des dynamiques urbaines à l’œuvre dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.





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