Aussi loin qu’il remonte dans ses souvenirs, le compas a toujours été présent. Très jeune, il a côtoyé Fritz "Fito" Boucan, cousin germain de sa mère et proche de Nemours Jean-Baptiste. Dans sa maison le compas faisait l’objet des discussions. Il résonnait. Il avait une place de choix.

Attiré par la musique, Eddy Renaud se souvient qu’il grimpait sur les murs afin de suivre les séances de répétition de « Les Chèlbè », un groupe populaire de Canapé-Vert. Cependant dans un premier temps l’entourage familial ne lui a pas permis de nourrir cette passion. « Ma sœur suivait des cours de piano, malheureusement je ne pouvais pas y participer. Et puis un jour, après avoir assisté à l’un de ses cours, j’ai joué le morceau à l’oreille. Madame Duroseau s’est retournée pour voir la personne qui a pu jouer le morceau puisque ma sœur ne l’avait pas encore capté ; elle m’a demandé comment j’y étais parvenu puisqu’il lui fallait une partition pour jouer ce morceau et qu'il lui aurait été impossible sans cela.