Ce que l'auteur du présent article veut souligner pour l'opinion publique nationale et internationale, c'est que la société occidentale semble réduire faussement la planète à une poignée de pays européens de l'Ouest, de l'Amérique du Nord, aux côtés du Japon et de l'Australie, entre autres. D'un point de vue de la superficie et de la population, l'Afrique, à elle seule, absorbe cet ensemble : le continent africain recouvre 30 415 873 kilomètres carrés et renferme 1 549 862 036 d'habitants d'après les dernières statistiques. Autrement dit, le bloc occidental fait figure de nain par rapport à l'étendue globale de la planète et de la population mondiale. Être en bonne position économiquement n'est pas un argument suffisant pour s'imposer au reste du monde ; la sympathie, la solidarité et la popularité sont à notre avis des arguments nécessaires qui pourraient éventuellement accompagner le pouvoir économique dont on dispose, en vue d'une domination considérable. Or, dans la civilisation actuelle, ces objets sont absents de l'agenda de la société occidentale qui peine à conquérir les sentiments des autres peuples de l'espèce humaine, à cause de sa dureté de cuir. Tandis que, pour son passé historique qui émerveilla et changea durablement la face du monde, la Russie jouit sans doute du respect et de la reconnaissance auprès des peuples de la terre qui gardent un bon souvenir d'elle. En raison de cela, les chefs d'État russes d'hier, d'aujourdhui et de demain étaient, sont et seront toujours à l'honneur. Et le changement inattendu, qui s'est opéré en Russie dans la dernière décennie du siècle dernier, n'altère point la sympathie des peuples pour ce pays continental. Aussi votre fidèle serviteur croit-il avoir fourni d'utiles et précieuses informations qui peuvent aider ses lectrices et ses lecteurs à comprendre sa présente démarche, du moins espère-t-il. Et voici une autre facette du débat qu'il souhaite partager avec l'opinion.
Le deuil de la conscience intellectuelle internationale a commencé pendant la Guerre froide contre l'Union soviétique ; cette guerre particulière s'étirait sur plus de quatre décennies, de mars 1947 à décembre 1991. Plus de quarante ans de propagande contre le communisme soviétique, plus de quarante ans de désinformation et d'intoxication, plus de quarante ans de mensonges de toute nature, notamment les mensonges conventionnels, et plus de quarante ans durant lesquels la science occidentale (presse, médias, imprimerie, éditeurs et autres supports d'intelligence) se donne la latitude de réécrire l'histoire du prolétariat soviétique, qu'elle parvient hélas à imposer dans la littérature contemporaine grâce au pouvoir de l'argent qui nourrit la bourgeoisie intellectuelle à l'échelle du globe. Les quelques voix raisonnables et dissonantes dans ce drelin-drelin du saltimbanque de démocratie à l’occidentale, sont étouffées, marginalisées et noyées dans la gigantesque machine de propagande et de matraquage médiatique : une véritable escroquerie intellectuelle. À cette époque, la Russie soviétique est qualifiée d' « empire du mal », une profération canonique exprimée par l'Amérique impériale sous l'administration républicaine du président Ronald Reagan le 20 janvier 1981 où il évoque « evil empire » dans son discours d'investiture. Sa profération a été reprise en boucle par la presse bourgeoise, mais aussi par les gouvernements auxiliaires d'Europe capitaliste. Tandis que, aux yeux des observateurs avertis, les États-Unis représentent le mal incarné pour avoir lancé deux bombes nucléaires sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) ; encore que l'arme atomique ne soit pas présente dans l'arsenal des armes conventionnelles de l'époque. C'était là un cas avéré de crime de guerre commis par l'aviation américaine, mais qui avait été ordonné par le président démocrate Harry S. Truman. La propagande aidant, jointe à la position intéressée de l'Église romaine sous la conduite de son chef suprême le pape Jean-Paul II, un anticommuniste invétéré, la Russie soviétique disparaît de la scène le 21 décembre 1991. La bourgeoisie possédante et ses suppôts se libèrent enfin de l'État prolétarien russe, moissonnent le contentement et la réjouissance, sexultent dans la liberté, et jubilent intérieurement. Tel est ici le lot des peuples en lutte qui sont cernés de tous les côtés par la bourgeoisie qui domine l'État bourgeois et ses institutions répressives, et par l'Église d'origine bourgeoise.
Conclusion : La russophobie n'aura eu ni répit, ni accalmie. L'Occident et sa presse partisane semblent jurer de ne jamais chômer tant que la Russie ne sera pas effacée de la civilisation. L'effort de guerre consenti dans la crise russo-ukrainienne en dit long sur leur morosité et leur aversion envers la Russie. Ayant pour eux les institutions sportives à vocation internationale dont ils ne se gênent pas de se servir comme théâtre de propagande politique, ils humilient et ostracisent publiquement les athlètes russes en leur interdisant de jouer sous les couleurs de la Russie. Au niveau professionnel, ces derniers sont tenus de jouer non seulement pour maintenir leur rang dans les disciplines respectives qu'ils pratiquent, mais aussi pour continuer à percevoir leurs émoluments. Voilà donc des infamies et des avanies qui souillent le sport international, que les gouvernements et les médias occidentaux ont cautionnées et entérinées pour satisfaire leurs pulsions fanatiques et leur instinct destructeur. Un tel comportement représente la manifestation de la russophobie occidentale. Et de telles attitudes hostiles et barbares achèvent la sépulture de la conscience intellectuelle internationale du monde. Notre CQFD.
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