Alors que le leader de la coalition de gang « Viv ansanm », Jimmy Cherizier allias Barbecue, a appelé les déplacés internes à regagner leurs foyers, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer « un piège » destiné à tromper la vigilance de la population. Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, met en garde contre une manipulation criminelle, tandis que Me Samuel Madistin de la Fondation Je Klere souligne l’incapacité de l’État à assumer son rôle et à garantir un retour sécurisé.
« L’appel des gangs demandant aux déplacés internes qui ont été chassés par les bandits de rentrer chez eux est un piège », prévient Pierre Espérance du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). L’organisation rappelle que, depuis 2018, des massacres répétés ont suivi de semblables déclarations. À Bel-Air, à Solino, dans la plaine du Cul-de-Sac ou encore à Tabarre, « les gangs ont toujours profité du retour des habitants pour les attaquer à nouveau, incendier leurs maisons et renforcer leur contrôle », accuse le RNDDH.
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