Salaires et traitements, transferts et subventions, financement de biens et services, service de la dette ont absorbé en moyenne 74,43 % des ressources mobilisées, contre seulement 25,57 % pour l’investissement public effectivement exécuté, d’après le rapport de la Cour supérieur des comptes et du Contentieux sur les finances publiques durant les quinze dernières années (2009-2024). Ce déséquilibre limite la capacité de l’État à financer des projets structurants et à soutenir la croissance à long terme.
Ce rapport a fait remarquer que la progression des prévisions de dépenses de fonctionnement a été beaucoup plus rapide que celle des dépenses. « Les prévisions de dépenses de fonctionnement de l’État haïtien ont connu une croissance rapide, passant de 28,97 milliards de gourdes à 141,02 milliards. En d’autres termes, elles ont presque quintuplé en quinze ans. Sur la même période, les prévisions budgétaires globales ont augmenté de 88,27 milliards de gourdes à 259,41 milliards de gourdes, soit un peu moins du triple budgétaires totales. »






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