Comment la stabilité du taux de change constatée depuis un certain temps déjà dans l’économie haïtienne diminue le pouvoir d’achat des agents économiques dont les ménages? Cette question a suscité un débat intéressant lors des deux dernières sorties des Grands rendez-vous économiques, le 2 janvier avec Ronald Gabriel, gouverneur de la banque de la République d’Haïti ( BRH) et le 4 janvier avec l’économiste Pierre-Marie Boisson. Ils ont chacun mis en évidence des arguments pour étayer leurs points de vue. Si le premier défend stabilité du taux de change, l’autre fait le contraire.

Numéro un de la banque centrale, Ronald Gabriel défend la décision des autorités monétaire de tout faire pour empêcher les fluctuations du taux de change chaque jour. Il dit favoriser un taux de change stable pour éviter des poussées inflationnistes de type monétaire. En effet, pour parvenir à la stabilité du taux de change, le gouverneur a révélé que la banque centrale a acheté plus de 600 millions de dollars américains pour renforcer les réserves de change.« En matière de bonne gouvernance, il faut toujours avoir un coussin de réserves pour nous permettre d’intervenir en cas de choc de la balance des paiements», a affirmé le gouverneur de la BRH, soulignant que les réserves nettes se chiffrent à 3.2 milliards de dollars américains et représentent six mois et demi d’importations.