Le pays s’apprête à boucler la deuxième phase de sa longue transition post-Jovenel Moïse avec une troisième perspective. Si l’ancien Premier ministre Ariel Henry choisi par le président Moïse avant son assassinat fut imposée par la communauté internationale pour diriger la première phase de la transition, le concept de Conseil présidentiel de Transition a été proposé par des secteurs de la vie nationale. La communauté internationale, à travers la CARICOM, a aidé les acteurs haïtiens à donner forme, à opérationnaliser leur belle idée. Ce qui se révèle aujourd’hui un échec sur toute la ligne a été la meilleure formule pour permettre à tous ceux qui aspirent à succéder à Ariel Henry de trouver une petite place dans le pouvoir. Et de fait, le CPT a dirigé le pays sans aucune opposition. Tous les principaux acteurs politiques étaient à bord du navire.

A défaut de siéger directement dans le CPT, presque tous les secteurs représentatifs du pays ont y ont été directement représentés, ont participé au choix des conseillers. Et certains secteurs ont été représentés au gouvernement Fils-Aimé comme ils l’étaient au sein du gouvernement Conille. On doit aussi souligner que certains acteurs de cette phase CPT de la transition siégeaient déjà au gouvernement Henry.