Sur le marché international, la flambée des prix du baril de pétrole depuis cette guerre engagée par les États-Unis et l’Israël contre l’Iran s’avère être une véritable préoccupation pour les nations particulièrement celles qui importent ce produit dont Haïti en fait partie. À l’émission Investir, du week-end écoulé, l’économiste Kesner Pharel a prévu trois scénarios possibles comme réaction du gouvernement face à la montée vertigineuse du pétrole sur le marché international puisqu’il s’agit d’un produit sur lequel l’État collecte d’importantes recettes.
En effet, selon les prévisions budgétaires de cet exercice fiscal, le gouvernement s’attend à des recettes pétrolières de l’ordre de 34.9 milliards de gourdes, soit une augmentation de 16.8% par rapport aux prévisions pour l’exercice précédent. « Sur chaque 100 gourdes provenant du gasoil, l’État prélève 22 gourdes et près de 20 gourdes sur chaque 100 gourdes dérivant de la gazoline », a fait savoir Kesner Pharel, prévoyant des pertes considérables pour l’État si ce dernier décide de garder les prix tels quels après le prochain approvisionnement ce mois-ci. Selon l’économiste, il va y avoir pas seulement des pertes mais aussi l’obligation de revenir avec la subvention si les prix à la pompe des produits pétroliers ne changent pas.






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