Le retour d’un président démocratiquement élu à la tête du pays ne semble pas imminent, alors que les dernières élections générales se sont tenues en 2015. Plus de dix ans plus tard, le pays demeure plongé dans une profonde crise politique et sécuritaire, marquée par l’emprise grandissante des gangs armés qui alimentent l’insécurité dans plusieurs régions du pays. Cette situation continue de fragiliser les institutions de l’État et complique davantage l’organisation d’élections crédibles et inclusives.
Selon Pierre Espérance, les chances de voir des élections se tenir en 2026 sont pratiquement nulles. « Il n’y a même pas 1 % de chance que des élections soient organisées cette année, même durant les derniers mois ou les derniers jours de 2026, soutient Pierre Espérance. C’est impossible. Toutefois, si une réelle volonté existe, elles pourraient se tenir en 2027. Mais avant que le Conseil électoral provisoire puisse organiser un premier tour, il faut que la population puisse circuler librement à travers le pays. Cela implique la réouverture des routes nationales, le contrôle des quartiers défavorisés par les forces de l’ordre, la disparition des postes de péage et l’arrêt des attaques des gangs contre les citoyens. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on pourra commencer à compter huit mois pour organiser les élections », a-t-il ajouté.






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