Au retour du mois d’août, la mémoire réclame ses droits et nous contraint de lever le voile sur le silence complice ou imposé à la Grand’Anse (comme l'a compris Jean-Philippe Belleau quand il parle de « la responsabilité des "bystanders" (les spectateurs passifs) et l'effondrement moral d'une communauté urbaine sous l'effet de la terreur totale ». Cette année 2026, pour mieux comprendre l’immensité de la tragédie qui a frappé les miens en 1964, il m'a fallu remonter plus loin que les balles et les machettes. Car depuis, le sujet fait débat. 

Mes réflexions m'ont poussé à savoir d'où venait ce nom Drouin dont mes grand-parents n'ont pas eu le temps de m'indiquer les origines. Il m'a fallu remonter le temps, jusqu’aux racines d’une lignée de colons,  bâtisseurs et esclavagistes. Et j'ai fouillé.