À la mi-septembre, à peine plus d'un électeur potentiel sur dix s'était inscrit sur les listes. Le Conseil électoral provisoire comptait environ 628 000 inscrits, 7 candidatures à la présidence, 162 au Sénat et 419 à la députation. Trois semaines plus tard, le 6 octobre, ce même Conseil a retiré de son calendrier toute date de scrutin. Le 13 décembre est abandonné, la campagne est repoussée, et un calendrier révisé est promis sans échéance. Le pays attend ses élections depuis 2016. 

C'est dans ce décor que De Ariel Henry au CPT, quatre ans d'errance prend toute sa force. L'ouvrage, publié chez C3 Éditions sous la direction de Davos B. Bordenave et de Pierre Manigat Junior, a été achevé en décembre 2025. À cette date, le Conseil présidentiel de transition siégeait encore et le mot « élections » figurait à tous les ordres du jour. Les auteurs n'ont pas eu la chance de connaître la suite. Ils ont eu le mérite de la voir venir.