Il est des morts que l’on ne saurait abandonner au silence, des vies que la violence arrache à l’existence sans parvenir à effacer leur empreinte dans la mémoire des hommes. Le poète haïtien Georges Schultz Laurent Junior est de ceux-là. Un an après son meurtre à Philadelphie, alors que le suspect comparaît ce mercredi 28 octobre 2026 devant la justice américaine, Pradel Henriquez, poète, écrivain et ancien ministre de la Culture, prête sa plume à la douleur, à l’indignation et à l’espérance. Dans ce texte de mémoire et de conscience, il convoque les mots pour dire l’absurdité d’une vie fauchée, les rêves d’une famille brisés par l’exil et la violence, mais aussi l’exigence de justice qui survit au désespoir. À travers son hommage, Henriquez refuse que Schultz Laurent Junior ne devienne qu’un nom de plus dans le long inventaire de nos tragédies. Il nous rappelle que derrière le poète assassiné demeure un homme, une œuvre, une famille et une promesse de vie interrompue. Écrire, ici, c’est se souvenir ; se souvenir, c’est résister à l’effacement. Et tant que la poésie portera son nom, Schultz Laurent Junior ne sera pas tout à fait parti.
L’assassin présumé du poète haïtien Georges Schultz Laurent Junior comparaît ce mercredi 28 octobre 2026 devant un tribunal de Philadelphie, aux États-Unis, pour y être jugé.






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