Pierre Jacques Chéry
Ce 1er janvier 2016 ramène le 212e anniversaire de notre chère Haïti, fondée par des femmes et des hommes de grande valeur qui se sont battus pour abolir l’esclavage, gagner la liberté et la dignité pour nous et pour tous les humains de la terre. Ochan pour nos Ancêtres. Nous leur sommes reconnaissants de nous avoir donné une patrie et un bien commun, la République d’Haïti. En tant qu’héritiers des héros de Vertières, nous avons pour devoir de nous montrer digne de nos Aïeux qui nous ont fait le cadeau d’un pays souverain, une terre à habiter, travailler, développer et améliorer, ce pour notre bien-être à tous, mais aussi pour le bonheur des générations futures.
Haïti est un merveilleux cadeau reçu de nos héros et c’est notre maison à tous. Le 1er jour de l’an est sa fête, son jour. Notre pays mérite que nous lui fassions plaisir, que nous lui montrions notre attachement, notre patriotisme et notre engagement. Mieux, nous devrions lui offrir quelques cadeaux en l’an de grâce 2016, des actes concrets, des présents qui soient à la hauteur de notre passé glorieux, des besoins et espérances de notre peuple patient et courageux. Nos mères et pères fondateurs méritent que nous honorions l’héritage qu’ils nous ont légué et que, en retour, nous bâtissions un meilleur pays pour nos enfants. Prenons donc, ensemble, la résolution d’offrir en 2016 à notre patrie un cadeau de grande valeur.
En attendant, la société haïtienne vient, elle, de recevoir un cadeau de taille que, nous l’espérons, elle saura apprécier et utiliser à bon escient. En effet, dans les colonnes du prestigieux quotidien « Le Nouvelliste », le nouvel ambassadeur américain nous a gracieusement offert, sur un plateau, la bonne formule de « Développement d’un pays par l’énergie ». En plus de symboliser une société bien gérée, par ses dirigeants, dans le sens des intérêts du peuple, ce fils du Massachusetts, qui avoue avoir acquis « beaucoup d’expériences à travers le monde », n’a pas hésité à les mettre à notre disposition, dans des propos recueillis par le rédacteur en chef du journal, M. Frantz Duval. Son geste généreux date du début de la nouvelle année fiscale 2015-2016. Qu’il en soit remercié.
M. l’ambassadeur Peter F. Mulrean a magistralement, dans des propos retranscrits par M. Valéry Daudier, enseigné à tous ceux que la question intéresse que notre pays, « Haïti a besoin de l’électricité constante… pour attirer des investissements » car, dit-il, « Le dossier énergie est très important » et « qu’il ya des décisions à prendre ». Selon M. Mulrean, «Ce qu’il faut à Haïti, c’est un plan logique pour gérer un réseau d’énergie qui arrive à fournir de l’électricité, qui arrive à avoir un budget logique ». Le diplomate ajoute: «Il faut savoir ce que ça coûte pour fournir » le courant électrique à, précise-t-il, « un peuple dynamique, créatif qui veut aller vers une période de développement normal ».
En fait, notre nation de 11 millions d’âmes a besoin, selon le standard international, de 1,200 watt par famille, d’une disponibilité de 3,960 mégawatts pour ses 3.3 millions de foyers. Dans la foulée de la COP 21 tenue à Paris et de l’engagement de 195 parties de tous les pays de la planète de privilégier les sources d’énergies renouvelables, non polluantes et à faible empreinte de carbone, le coût d’implémentation de quatre mille nouveaux mégawatts écologiques à construire d’ici à la fin de la décennie, dans l’Haïti 2020 du CLED, représente un investissement de 9 à 10 milliards de dollars. Ce coût inclut les infrastructures de génération du courant, , la construction d’un réseau de transport, l’interconnexion, le transit et la distribution d’un courant stable et suffisant, moteur de développement et de progrès.
L’État du Massachusetts et sa capitale Boston où est né l’ambassadeur américain Peter F. Mulrean se sont dotés d’un budget 2016 de 39 milliards de dollars pour ses 7 millions d’habitants, dont $6 milliards pour l’éducation primaire et secondaire gratuite de ses 3 millions d’élèves de toutes les classes. Le « homestate » du secrétaire d’État John Kerry et terre de la « Harvard University », institution qui a contribué à la formation de l’excellent président américain Barack Obama, alloue $ 2 milliards l’an pour l’université et $ 480 millions pour la seule « John Kennedy school of business », où tant d’Haïtiens ont étudié.
Pour garantir le fonctionnement sans ratés de leur économie et le bonheur de leurs compatriotes les dirigeants responsables du« Bay state » n’ont pas eu peur, en 2015, d’avoir recours à un déficit budgétaire de 8 milliards de dollars, qui a du coup fait passer la dette souveraine de 73 à $91 milliards. L’exemple du Massachusetts montre qu’un État sans dette suffisante pour bien évoluer condamne son peuple à être dans un état de misère et de mendicité et « yon Léta ki san bon jan dèt pa ka grandèt ». On comprend pourquoi l’ambassadeur nous souhaite d’avoir « Un gouvernement et un Parlement responsables ».
Pour éclairer son territoire de 27,300 km2, un espace de même grosseur que la terre bénie que nous ont léguée nos valeureux Ancêtres, l’État du gouverneur Charlie Baker et du M.I.T, institution qui nous aide à mieux utiliser notre langue nationale, a déjà investi plus de 20 milliards de dollars dans la production de 15,500 mégawatts d’électricité, dont 950 mW en énergie solaire, pour 7 millions de consommateurs. Notre EDH dispose de moins de 500 mégawatts pour 11 millions d’habitants.
Certes, les dirigeants du premier État américain à avoir aboli l’esclavage ont clairement compris que « Le dossier énergie est très important », pour répéter le diplomate. L’ambassadeur Mulrean, qui rêve pour nous d’une « Haïti indépendante et dynamique », souhaite que notre peuple, finalement, ait droit à « une gouvernance capable et qui fonctionne bien » car, dit-il, notre peuple « veut voir la création d’emplois et aller de l’avant.
Comme l’ambassadeur, qui nous confie: « J’arrive en Haïti les yeux ouverts », il serait bon et profitable que nous ayons « les oreilles ouvertes » pour capter le message fort, lumineux et puissant de cet expert, envoyé par le président Américain Barack Obama pour éclairer la lanterne de nos dirigeants.
Modeste, il dit ne pas chercher « un modèle spécial, mais un système logique et un plan pour l’avenir de l’énergie en Haïti ». Mais, force est de constater que l’exemple de son « homestate » est un excellent modèle que nous gagnerons à suivre et à reproduire pour offrir cette « électricité constante » dont il rêve pour le peuple haïtien. L’EDH et la « Commission de réforme du secteur énergie » peuvent s’inspirer du « schéma américain » pour mettre l’EDH à l’heure et à l’ère du XXIe siècle.
De toute façon quel que soit le nom que prendra ladite réforme, restructuration, démocratisation, professionnalisation, consolidation ou privatisation, elle devrait viser la production locale de 4,000 nouveaux mégawatts d’ « électricité écologique », à partir d’un budget de 9 à 10 milliards de dollars, inscrit dans un plan quinquennal 2016- 2021. Autrement, on passera à côté et ratera l’objectif d’ « électricité constante » identifié par l’ambassadeur Peter F.Mulrean.
Haïti, qui souffre déjà de la canicule insupportable provoquée par le réchauffement climatique, peut mitiger ce problème de chaleur, tout en rafraichissant et protégeant l’environnement. En l’année 2016 perçue comme « Année Gouverneurs de la rosée », notre EDH a l’opportunité unique de devenir « Gouverneur de l’Eau » et ainsi continuer ce que nos aînés ont commencé en 1946, lorsque qu’ils ont lancé la construction du barrage hydroélectrique de Péligre, un prélude à la réalisation d’infrastructures durables et renouvelables de génération d’électricité.
Si notre fournisseur de courant alternatif reçoit l’aval et le support de l’exécutif, du Parlement et de la banque centrale, il pourra, comme le fait le Massachusetts, collecter par « bons du trésor », des fonds pour construire, en partenariat avec des opérateurs privés nationaux et internationaux, trente nouvelles centrales hydro-électriques sur nos 30 bassins versants majeurs. C’est un grand chantier d’au moins 350,000 nouveaux emplois directs, pendant 5 années consécutives. L’eau retenue dans les lacs de barrage ne provoquera plus de crues et d’inondations qui détruisent les vies, les biens et notre écosystème.
Cette ressource naturelle, bien gouvernée, servira à rafraichir l’air ambiant, faire baisser la température élevée, augmenter par évaporation la pluviométrie, permettre l‘adduction d’eau potable, arroser 365 jours l’an les terres de nos vaillants producteurs agricoles, régénérer la nappe phréatique et les sources. Elle combattra la sécheresse, permettra le reboisement de notre territoire mais aussi l’élevage de milliards de poissons, source principale de protéines et solution efficace contre la sous-alimentation, le kwashiorkor et la faim.
De plus, ces trente nouveaux lacs de montagne constitueront une réserve prouvée de plusieurs milliards de barils d’un carburant écologique local, naturel, propre, renouvelable et bon marché, le « Pétr-eau-le ». Capable de faire tourner, à plein régime et sans facture pétrolière en dollars les moteurs des turbines groupées de 30 centrales de 54 mégawatts, le pétreaule haïtien, à « zéro carbone » est durable et se renouvelle à chaque pluie.
Notre « pétreaule », un cadeau de Dieu, fournira, jour et nuit, hors barrage principal, plus de 1,600 mégawatts de courant industriel écologique. Trente minicentrales de type « au fil de l’eau » de 18Mw chacune, situées en aval de la centrale initiale, pourront, sans barrage additionnel et à un coût de 580 millions de dollars, apporter 540 autres mégawatts « verts ». Cette production globale de 2,100Mw de courant hydraulique propre, au coût de 6 à $ 7 milliards, est la base idéale d’un mix énergétique national équilibré et sans empreinte de carbone.
Notre « pétreaule national » n’est pas un intrant importé. Il fait partie de notre patrimoine endogène. C’est une richesse que nous ne devons plus laisser aller se perdre à la mer à chaque pluie que Dieu nous envoie. Gouvernons donc l’eau des averses, cette ressource naturelle précieuse. Gérons bien cette manne du ciel et réduisons notre dépendance énergétique vis-à-vis du carburant fossile importé, comme vient de le faire l’administration américaine du président Obama au cours de ces 7 dernières années.
Sur les parties érodées des bassins versants orientées vers le sud, l’EDH pourra produire 1,200 autres mégawatts, en investissant $2 milliards pour implémenter 30 parcs de panneaux solaires de 40 mégawatts par site, tels ceux installés au Massachusetts et dans l’État de Floride. Placés à trois mètres du sol, les modules photovoltaïques formeront des « ombrières ». Grâce à l’eau puisée dans les lacs, des hectares de nouvelles plantations de café pourront être implémentés et arrosés, avec ou sans pluie.
Une autre option est celle de la « Tucson power company » de l’État d’Arizona qui, au lieu de parcs photovoltaïques, a choisi la « génération cellulaire de proximité », en ville comme en campagne. Comme le fait la Natcom et la Digicel, en Haïti, pour leurs antennes et cellules de retransmission, la compagnie d’Arizona loue les toitures de maisons individuelles, d’immeubles publics ou commerciaux, les espaces de parking pour installer ses panneaux solaires. Elle génère ainsi 2,550 mégawatts solaires économiques, car sans utilisation additionnelle de foncier et sans les pertes, par « effet Joule », causées par le transport sur longue distance.
Dans le département du Nord-Ouest et d’ autres zones à fort vent, l’EDH peut produire autour de 800 mégawatts d’énergie éolienne, à un coût d’environ 1 milliard de dollars. Cet investissement global de $10 milliards intègre l’interconnexion du réseau national d’électricité qui permettra de sélectionner et varier les sources en fonction des disponibilités de chacune des composantes de ce « mix énergétique vert », balancé, indispensable pour mettre notre EDH à jour, d’ici 2021.
En économisant annuellement 581 millions de dollars de pétrole importé, brûlé et parti en fumée, dans toutes sortes de génératrices locales, soit plus de $11 milliards en 20 ans, nous aurons assez de moyens pour rembourser l’argent emprunté par « bons du trésor », à savoir $10 milliards. Les montants collectés par l'EDH couvriront largement le paiement des sommes investies en principal, les frais d’entretien, plus les intérêts sur le coût de financement d’un « Grand chantier de l’Energie du Développement Durable d’Haïti » (EDDH).
Nous offrirons ainsi, en cadeau, à chaque foyer d’Haïti, à nos institutions, nos industries et à nos entreprises, la lumière en continu et la climatisation centrale ou split, sans CFC, afin de protéger le climat et notre planète. Nous nous donnerons les moyens de combattre cette chaleur suffocante qui ne cesse d’augmenter année après année, tout en rendant disponible pour les potentiels investisseurs et nos entrepreneurs, l’énergie qu’ils réclament sans arrêt.
Nous devrions, à l’occasion de cette nouvelle année 2016, prendre la résolution de mettre rapidement en pratique les recommandations de l’ambassadeur Mulrean et offrir à notre peuple « le cadeau de la lumière » à travers ce qu’il nomme « un système logique et un plan pour l’avenir de l’énergie en Haïti ». Mieux, l’ambassadeur nous éclaire sur le fait avéré que « Haïti a besoin d’une gouvernance capable et qui fonctionne bien », dont « le premier signe serait la présence d’acteurs qui ont le sens des responsabilités et qui jouent leurs rôles ». Exactement ce que réclamait, récemment, un éminent journaliste haïtien et nous citons:
« Notre pays mérite des« Hommes et des femmes qui assurent leurs responsabilités », selon les termes de référence établis par l’éditorialiste Lemoine Bonneau, le 10 décembre 2015, dans les colonnes du Nouvelliste. Le professeur Bonneau prône « Une nouvelle forme de gouvernance » en faveur de notre peuple et pour la prospérité de notre pays appauvri, avili et qui, notait-il, « a tant vécu avec les gouvernements rétrogrades de ces 50 dernières années ». Notre chère Haïti aura-t-elle ce cadeau, souhaité par Bonneau, avec les futurs élus qui vont, en 2016, avoir la direction du pays.
Déjà, en 1898, dans le tout premier numéro du prestigieux quotidien « Le Nouvelliste », le rédacteur en chef Oswald Durand écrivait que c’en était assez de la misère qu’on forçait le peuple haïtien à endurer et que nos compatriotes méritaient mieux. « Seul un Grand emprunt peut nous sauver », conseillait à juste titre le visionnaire. Il avait vu grand et juste. On ne peut être pays souverain dans la mendicité et la dépendance vis-à-vis de l’aide humanitaire, d’ailleurs insuffisante et incapable de nous aider à faire face à nos problèmes. « L’aide n’aide pas », écrivait tantôt M. Frantz Duval. « Pa gen peyi grandèt, sans bonjan dèt ». La recommandation d’un grand emprunt citoyen, du barde O. Durand, est encore d’actualité aujourd’hui et nous pouvons faire de son rêve une réalité.
Le président sméricain Barack Obama, tout juste après son investiture en janvier 2009, lançait, un mois plus tard, un « plan de relance et de stimulation économique » de 790 milliards de dollars, afin de corriger les effets néfastes de la crise financière de 2008. Cet grand emprunt, le « stimulus plan », financé par des ventes quotidiennes de « bons du trésor » émis par le gouvernement américain a injecté dans le circuit économique de la république étoilée, l’équivalent de US2,500 dollars pour chacun des 325 millions d’américains.
Aujourd’hui encore, les «US Tresaury bonds » financent, au quotidien, l’économie américaine, à raison de 2 milliards de dollars empruntés, par jour et qui s’ajoutent à la dette actuelle de 18,000 milliards de dollars, soit 56,000 dollars pour chaque Américain.
Notre EDH peut être raisonnablement financée par un emprunt modulaire de $10 milliards alimenté par des « bons du trésor haïtiens », à 8% l’an que le « nouveau conseil de la B.R.H » a les moyens d’émettre et de mettre sur le marché international où sont négociés chaque jour, environ 2,510 milliards de dollars, à moins de 5% l’an.
« Je me souviens » que le Québec, grâce à qui nous avons un « natif natal » membre de l’Académie française, ainsi qu’une fille d’Haïti à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie, a émis en 2015 pour 14 milliards de dollars de « bons du trésor ». A 3.5% l’an, la belle province permet à ses 8 millions d’habitants de bien vivre et fait la charité à des pays comme Haïti, dont les dirigeants refusent de s’engager dans « un Grand emprunt » citoyen, responsable et suffisant pour offrir à leur peuple le cadeau de la prospérité. Hydro Québec paie 4% sur sa dette de 23 milliards de dollars et sur les 4 milliards de bons 2015-2035 émis le mois dernier.
Il est évident que si nous voulons développer ce pays que nous ont légué nos Aïeux, il nous faut sortir du paradigme de la mendicité et ne plus donner au président de la BID, Luis A. Moreno, l’occasion de se sentir frustré du fait que les descendants de ceux qui ont gagné Vertières et fondé la « Première république noire indépendante du monde » en soient réduits à quémander honteusement la charité de quelques millions de dollars à son bureau pour l’EDH qui, en fait, a besoin de $10 milliards à emprunter et qui peut les rembourser .
Au contraire, nous devrions « trousse ponyèt nou »pour travailler à chercher, trouver, emprunter, gérer, faire fructifier, rendre des comptes et rembourser les 10 milliards qui font besoin à notre peuple pour avoir l’électricité 24 heures sur 24, d’ici à 2021. Ainsi nous passerons en toute dignité et fièrement du XXe au XXIè siècle, en route vers le statut de pays émergent en 2030.
Nous devons suivre le modèle du Canada, de la France, du Brésil, de la Belgique, de la Norvège, d’Israël, de la Chine et d’autres pays développés. Pour avoir, l’argent du financement d’un vrai budget souverain de fonctionnement, tous les pays avancés utilisent, en permanence, la « dette souveraine » par « les bons du trésor » pour faire face à leurs besoins et ne pas laisser la misère, comme héritage, à leurs descendants.
Nous avons déjà nos « Certificats de Trésorerie » et les « Bons BRH» locaux qui paient jusqu’à 12% l’an mais ne peuvent trouver suffisamment de fonds dans l’économie nationale provisionnée à moins de quatre milliards de dollars. A l’heure de la mondialisation et du libre commerce prôné par l’OMC, lançons nos « bons du trésor » sur le marché international et captons graduellement, jour après jour, les 10 milliards de dollars « pour voir plus clair », grâce à l’électricité moteur du développement.
« Sak gen la a nou pa ka fè ? », disait à la fin de son discours d’investiture, en mai 2011, le président Michel Martelly. Oui, pourquoi «Nous, le peuple, » unis autour de nos prochains dirigeants ne prendrions nous pas notre destin en main et assumer nos responsabilités ? 2016 est consacrée «l’année de la miséricorde » par le pape François. « Miséricorde et Lumière » pour le peuple haïtien, cadeau pour Haïti, «avec un système où les gens commencent à croire que tout est possible » pour reprendre les propos de M. Mulrean.
En ce nouvel an, prenons la résolution d’offrir, au moins, ce « cadeau de la lumière » à notre population pour bien ouvrir la décennie post 2015. Sachons nous montrer digne de nos Ancêtres, construisons ensemble une « Haïti verte », à zéro émission de carbone.
Bâtissons un avenir meilleur pour nos enfants. Dans la Solidarité et l’Union qui fait la Force, posons les bases d’une prospérité partagée et d’un développement durable.
BONNE FETE HAITI,
BONNE ANNEE 2016, dans la PAIX, la santé, la joie et la prospérité pour Tous.
DIEU BENISSE HAITI.
Pierre Jacques Chéry.
jacqueschery@reveiled.net
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