«Ce projet prône une stratégie intégrée englobant tous les écosystèmes et zones de production agricoles en partant de la montagne pour arriver à la mer. Les différentes composantes du projet essaient aussi d’border toute la problématique de la destruction des écosystèmes du grand Sud dans une perspective de relèvement de lutte contre la pauvreté», a déclaré le ministre dans son discours prononcé en présence de coopérants étrangers, du maire de Port-Salut et de représentants de la société civile.
Lancé dans un contexte postdésastre, le programme « Approche écosystémique sur la côte Sud » vise entre autres le renforcement des capacités locales en vue d’anticiper et de répondre rapidement aux aléas météorologiques dans la région du grand Sud. « Les dégâts causés par le cyclone Matthew ont augmenté notre ardeur et décuplé notre volonté de travailler pour un développement durable de tout le grand Sud », a confié Simon Dieuseul Desras, conscient que le passage de Matthew est venu exacerber une situation déjà bien compliquée.
« Cette catastrophe dont les impacts négatifs sur l’environnement sont sans précédent nous rappelle seulement notre grande exposition aux phénomènes naturels et notre extrême vulnérabilité face aux aléas climatiques », a poursuivi ce dernier, soulignant la nécessité d’œuvrer résolument pour l’augmentation de la résilience des écosystèmes naturels et donc la prise en compte des communautés.
Par ailleurs, le ministre Desras a profité de cette cérémonie de lancement pour réitérer l’appel lancé récemment lors d’une tournée à Washington pour la mise en œuvre d’un Plan Marshall afin d'aider Haïti à se relever et à sortir de la situation dans laquelle elle se trouve engluée.
« Aucun plan même le mieux conçu n’apportera de solution réelle si, au niveau national, il n’y a pas une prise de conscience et un désir réel d’œuvrer à l’amélioration de la situation », a toutefois admis Simon Dieuseul Desras, convaincu de la gravité de la situation environnementale du pays en général, incluant celle du grand Sud.
Le programme vise à renforcer les écosystèmes clés qui contribuent à la génération de revenus et des moyens de vie de la population rurale. De plus, le projet vise à renforcer les capacités des petits îlots autour de l’Ile-à-Vache, à mettre en place les systèmes d’alerte précoce.
Les activités dans le cadre de ce programme auront lieu principalement dans les communes du Sud entre Port-Salut, St-Jean-du-Sud et Tiburon. Elles favoriseront la reprise des initiatives économiques vertes tout en augmentant la résilience dans les villes de la zone côtière. Ce programme a bénéficié de l’apport technique d’ONU Environnement pour sa conceptualisation qui doit aboutir à une utilisation efficiente des ressources naturelles.
«Ces actions concrètes vont bénéficier non seulement à la génération actuelle mais aussi aux générations futures. Elles complèteront les actions déjà mises en œuvre par le ministère de l’Environnement avec le support de ONU Environnement grâce au financement de la Norvège, de la BID et du PNUD», a déclaré Matti Lehtonen, chef de programme de l’ONU Environnement en Haïti.
Le Fonds pour l’environnement mondial est un organisme dédié à la coopération internationale ayant pour vocation de financer des initiatives dans la lutte contre les principales menaces qui pèsent actuellement sur l’environnement. Il s’agit d’un partenariat entre les gouvernements, le secteur privé, les ONG ainsi que des organisations internationales interpellées par les enjeux environnementaux au niveau mondial, tout en soutenant les initiatives de développement durable au niveau national.
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