Ce dimanche, en raison de l’organisation du second tour des législatives, de la tenue des joutes pour les collectivités territoriales et à cause de l’élection des délégués de ville sur tout le territoire, il n’y aura pas d’exercices précarnavalesques.
Dès samedi soir, les boîtes de nuit devront fermer leurs ports. Les débits de boissons ne peuvent plus servir les amoureux de la bouteille à partir de minuit ce jour-là. Les ports d’armes sont suspendus. Il est fait interdiction de circuler avec des armes tranchantes, contondantes ou toute autre arme. La frontière avec la République dominicaine sera fermée. Tous les regroupements ou manifestations politiques sont interdits.
Il y a élection ce dimanche 29 janvier 2017. Pour des postes de sénateurs et de députés sur huit départements géographiques. Il y a surtout plus de cinq mille cinq cents postes de Casec, d’Asec et de Délégués de ville qui sont à pourvoir sur tout le territoire national.
Ce scrutin de dimanche est le dernier d’une longue série mise en branle par la publication du décret électoral de mars 2015.
Chacun est appelé à faire son devoir. A faire son choix. A ne pas rester assis à attendre que les choses aillent mieux un jour. Ou simplement qu’elles deviennent différentes ou tout simplement moins mauvaises par la grâce de la chance.
Plus qu’hier et parce que demain est incertain, chacun doit, autant que possible, s’impliquer, mettre son doigt dans l’encre indélébile pour se sentir responsable, coupable ou satisfait de ce que nos élus feront de l’avenir commun qui leur sera confié.
Ce pouvoir qui fait tant rêver, ce réceptacle de tous les fantasmes, l’objet de tous les désirs, les élections vont nous permettre de le transmettre à une nouvelle équipe complète ce dimanche. Déployons un dernier effort pour compléter le processus.
Pour la première fois, depuis plus de dix ans, tous les postes électifs prévus par la Constitution auront à leur tête des élus choisis par la population. Ce n’est pas peu.
Ici, le proverbe dit que nous faisons des enfants mais ne modelons pas leurs sentiments. Il en est de même des responsables politiques qui vont siéger au Parlement, dans les Conseils d’administration des sections communales, dans les Assemblées des sections communales, dans les Assemblées départementales. Nous les élisons, mais ne pouvons pas leur dicter leur comportement. Nous ne pouvons pas mettre notre main au feu pour jurer de leur honnêteté. Ni décrire à l’avance le bilan de leurs actions.
Il faudra attendre. Les suivre au jour le jour. Les dénoncer, les presser, les supporter, les acclamer, les contrer et, à la prochaine élection, les réélire ou les faire échouer. Il en est ainsi. La loterie électorale a ses règles comme la borlette. On joue et on attend pour savoir si on a gagné le gros lot.
Bonne élection à tous.
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