Le sénateur Dumont, dans une solide argumentation, prêche pour une intégration des structures communales (Mairie, Asec, Casec et Assemblées communales) dans les prises de décisions qui concernent la marche du pays. Le message fondamental, c'est l'incontournable nécessité d'associer le citoyen à la vie démocratique de la commune. Cela va de soi et est même prescrit dans la Constitution. Pourtant la tendance à la concentration des pouvoirs à Port-au-Prince aux deux palais (national et législatif) demeure un réflexe tenace. M. Dumont se fait l’apôtre de la démocratie participative. Il a raison à plusieurs égards: seule l'implication citoyenne contribuera à réduire la méfiance des électeurs vis-a-vis des élus.

C'est dans cette optique qu'au lendemain du séisme dévastateur de 2010, le gouvernement canadien et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé leur aide à Haïti, à travers un consortium de partenaires, incluant la ville de Montréal et l'Union des municipalités du Québec. Ainsi est né le Programme de coopération municipale Canada-Haïti. Ce programme vise à renforcer la capacité des communes haïtiennes affectées par le tremblement de terre afin que celles-ci puissent mieux desservir les besoins de base de leurs populations. Dans le cadre du programme, neuf millions de dollars ont été alloués au programme par les Canadiens. Les villes les plus touchées, Port-au-Prince et les villes de la région des Palmes (Gressier, Léogane, Grand-Goâve et Petit Goave) constitueront une structure intercommunale baptisée Communauté des municipalités de la région des Palmes. Leur mandat peut se résumer à trois objectifs majeurs: