Michel Joseph Martelly, après s’être donné le titre de « prezidan konpa », a occupé le Palais national durant son mandat de cinq années. Au Parlement, Garcia Delva et Don Kato ont récidivé en se faisant élire, tous les deux, sénateurs de la République. Les temps ont bien changé, affirment certains. D’autres, utilisant l’approche manichéenne, pensent que nous vivons les derniers temps. Jésus revient, disent-ils, mais ils sont corrigés par d’autres qui sont sûrs que le Christ est déjà à nos portes.
Cependant, ces temps nouveaux s’accompagnent de nouvelles mœurs et de nouveaux comportements. Ils charrient un phénomène nouveau, qui ne fait pas l’unanimité, mais très répandu parmi les jeunes ; c’est celui de l’acculturation et de la déviance dans la façon de s’habiller et aussi de faire de la musique. Même la nature a eu pour son compte avec le réchauffement climatique qui bouleverse les saisons au point que des loustics espèrent voir tomber la neige en Haiti. Ces changements peuvent être constatés dans l’hémicycle du Parlement par l’accoutrement et la coiffure de certains parlementaires acculturés.
Fini le temps où un parlementaire ou un maire était considéré comme un personnage respectable et respecté, toujours bien mis et cravaté en tout temps et en tout lieu. Si tout le contraire est assimilé ou interprété comme de lentes métamorphoses qui sont l’œuvre du temps et de profondes mutations, agissant sous l’irrésistible et incessante poussée de la nature, sans cesse active, il y a lieu de croire et d’admettre que l’être humain est vachement compliqué tant dans son for intérieur qu’extérieurement. Autant dire que l’homme évolue dans un univers ou un monde de rapports avec la nature et avec ses semblables, rapport également avec son passé, son présent et son avenir.





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