Le thème choisi pour la JPO de cette année ne saurait mieux convenir pour caractériser notre institution : « L’UEH, un partenaire pour le développement ».
En effet, depuis ses premiers balbutiements et tout au cours de son évolution, l’UEH a toujours accompagné la nation à toutes les étapes de son développement. La création des écoles et facultés qui la composent a toujours répondu à des besoins clairement identifiés par les pouvoirs publics et par la société. Si vrai qu’aujourd’hui, en 2017, la plupart des cadres, des professionnels, des techniciens de haut niveau mais aussi des dirigeants et des décideurs de l’administration publique, du secteur privé, des secteurs parapublics sont des produits de l’UEH.
Mais en plus de former les ressources humaines nécessaires au développement, l’UEH demeure présente, autant que faire se peut, autant que ses ressources le lui permettent, dans la recherche, dans les études, dans les services à la communauté. A travers les productions scientifiques de ses enseignants-chercheurs, les mémoires et projets de sortie de ses étudiants, elle contribue inlassablement :
- à une meilleure connaissance de nos réalités profondes ;
- à une appropriation plus consciente et à la conservation de notre patrimoine philosophique, historique, culturel, architectural, dans ses aspects matériels et immatériels ;
- à la promotion systématique des avancées de la science et de la technologie modernes ;
- à mettre notre pays en meilleure position pour enrichir le patrimoine scientifique de l’humanité ;
- à une insertion de notre pays dans le système global mondial, plus conforme à ses intérêts.
Il est vrai que notre action aurait pu être plus efficace et plus efficiente si elle était mieux ciblée, si elle participait d’activités plus concertées, si nous n’étions pas trop souvent obligés de naviguer à vue.
C’est pourquoi, dès la prise de fonction de ce Conseil Exécutif, nous nous sommes attelés à renforcer l’ouverture de notre institution vers les autres secteurs de la vie nationale et nos partenaires internationaux.
Ouverture d’abord vis-à-vis de l’Etat. Et là, nous sommes heureux d’affirmer que nos démarches ont été favorablement accueillies. Au point que, dans les prochains jours, si les promesses se confirment, une étape historique pourrait être franchie dans les relations entre l’UEH et l’Etat : la signature d’un contrat-plan, un accord bénéfique aux deux parties, où chacune exprime ses attentes et ses engagements, dans le respect mutuel du statut constitutionnel et des prérogatives de l’une et de l’autre.
Ce contrat-plan devrait permettre à l’UEH de mieux jouer son rôle dans le développement national, car il prévoit la formation plus ciblée de cadres dont le pays a besoin à divers niveaux, y compris sur les plans technique et professionnel, la mise sur pied de formations courtes, la refonte de nos curricula pour une meilleure adaptation de nos programmes aux nécessités de l’heure ainsi que l’élargissement de l’offre académique et sa plus grande décentralisation à travers la République.
Le contrat-plan prévoit aussi une plus grande disponibilité de l’UEH par rapport aux études et recherches que nécessitent nos ministères et autres organismes publics et privés et une meilleure synergie entre l’Université d’Etat et les diverses instances de l’Etat et de la société.
Nous serions alors à même de mieux assumer notre statut d’une véritable Université d’Etat, laquelle, rappelons-le opportunément, est financée essentiellement par les impôts et taxes des citoyens et qui, de ce fait, est investi d’une mission particulière vis-à-vis de toutes les couches de la population et de toutes les branches de l’Etat.
Dans ce contexte, notre ouverture s’adresse également au secteur privé national à qui nous renouvelons notre disposition et notre disponibilité pour renforcer nos rapports. Le même message s’adresse aux secteurs associatifs, civiques, revendicatifs de toutes les instances de la nation.
Avec nos confrères et consœurs du monde universitaire national, notre rapprochement s’est poursuivi. Les établissements d’enseignement supérieur membres de la CORPUHA ont renouvelé leur confiance dans le leadership de l’UEH dont le mandat a été renouvelé à la présidence de la Conférence. Entretemps, elle se renforce sur le plan institutionnel et académique pendant que s’élargissent son membership et sa représentativité nationale et internationale.
Cette deuxième édition de la Journée Porte Ouverte de l’UEH bénéficie encore cette année de l’appui de nos vieux partenaires du réseau des universités belges. Nous ne le dirons jamais assez, notre coopération avec l’ARES-CCD demeure un modèle du genre, pour être la plus structurante, la plus horizontale. Un salut spécial à nos collègues ici présents avec qui nous allons inaugurer à partir de l’année prochaine une nouvelle étape dans nos relations avec la mise sur pied d’un nouvel accord triennal.
Dans ce chapitre des relations internationales, nous nous réjouissons des initiatives concrètes initiées par certains doyens. Nous tenons à souligner particulièrement une percée réalisée en Amérique latine avec la mission en Colombie d’une délégation de doyens et de professeurs et l’accord cadre signé entre l’UEH et l’Université nationale de Colombie qui vise des domaines porteurs pour notre université et pour notre pays.
Un mot spécial à l'egard de l'Agence Universitaire de la Francophonie pour ses nouvelles orientations plus en accord avec les intérêts et les capacités de ses membres.
Ouverture, avons-nous dit. Ouverture sur nous-mêmes aussi. Sur nos différentes composantes. Sur les voix multiples qui, en notre sein, demandent à s’exprimer. Pour la Réforme. Pour une Université d’Etat plus performante, plus stable, mieux ancrée dans les réalités nationales et plus solidaires avec la Nation. Pour de meilleures conditions de vie, de travail, d’apprentissage de son personnel académique et administratif et de ses étudiants.
Les démarches entreprises pour la réalisation des états généraux de l’UEH répondent à ces préoccupations. Le comité de pilotage récemment mis sur pied y travaille d’arrache-pied et se propose de soumettre prochainement au Conseil de l’Université une proposition concrète assortie d’un calendrier, d’un budget, de thématiques, des acteurs à mobiliser. Au bout du chemin, nous ambitionnons la refondation de notre institution, au niveau de sa gouvernance, de son offre académique, de son insertion dans le milieu, de ses relations avec la société, de son implication dans le développement de notre pays. Plus prosaïquement, nous souhaitons pouvoir nous débarrasser de ces crises à répétition qui perturbent trop souvent le fonctionnement de nos entités et même de nos instances de gouvernance.
Nous ne cacherons pas que le dysfonctionnement pendant un temps trop long de certaines facultés nous a profondément préoccupés et continue à interpeller toute la communauté. Nous comprenons aussi que dans un pays marqué par l’affaiblissement de l’Etat et des institutions cardinales, par la crise des valeurs, la perte des repères les plus élémentaires, c’est le prix à payer pour remonter la pente, pour dire notre rejet de l’inacceptable, pour ne plus tolérer l’impunité et rappeler que, comme université, nous avons le devoir de nous élever à la hauteur des principes moraux et éthiques devant nous caractériser en vue d’inculquer aux cadres et dirigeants de demain, en plus du savoir, et du savoir-faire le savoir-être indispensable à la formation des citoyens dont notre pays a besoin pour son développement réel et intégral.
Dans cet ordre d’idées, je voudrais présenter mes plus chaleureuses félicitations au Conseil de l’Université qui, instance suprême de notre institution, s’est révélé à la hauteur de sa tache, tant sur le plan moral et éthique que sur le plan du sens des responsabilités. Le CU a su intervenir quand il le fallait, mettre en œuvre les mécanismes institutionnels appropriés, même lorsque, au niveau du Conseil Exécutif lui-même, sont apparues certaines défaillances, pour le moins surprenantes, lesquelles ne font que confirmer l’urgente nécessité d’une réforme de notre mode de gouvernance.
Mais en dépit de tout, notre institution continue à avancer. L’année qui vient verra le CHCL, connue pourtant pour ses crises à répétition, diplômer ses premières promotions, y compris dans des domaines nouveaux dont la psychoéducation, les Beaux Arts.
C’est également au cours de la prochaine année que l’UEH organisera ses premières soutenances doctorales et diplômera ses premiers docteurs. L’année prochaine aussi verra l’apparition dans le domaine des sciences médicales d’un nouveau métier celui des infirmières praticiennes formées au programme de maîtrise en sciences infirmières de l’UEH. Je pourrais vous parler aussi des nouvelles formations qui se profilent encore comme le programme en optométrie, la maîtrise en géosciences, la maîtrise en développement urbain. Mais je laisse tout cela pour demain à la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire où se tient la Journée porte ouverte.
Mais au risque d’être trop long, je ne puis me priver du plaisir d’évoquer avec vous la perspective qui nous réjouit le plus : celle de la construction du principal campus de l’UEH qui est formellement contemplée dans le contrat-plan. Gardons alors l’espérance qu’il sera signé avant la fin de l’année, histoire de terminer en beauté l’année 2017.
Mais en attendant, laissez-moi vous redire tout le bonheur que nous procure votre présence ce soir parmi nous,
Et vous renouveler notre invitation pour demain à la FAMV à partir de 10h am.
Merci à tous pour votre présence, votre accompagnement et votre curiosité de nous découvrir sous toutes nos facettes, dans toutes nos dimensions et sur tous nos territoires.
Mèsi anpil.
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