Une situation qui fait couler beaucoup d’encre et sur laquelle le représentant d’Haïti à la CARICOM, l’ambassadeur Peterson Noël, à la demande du journal Le Nouvelliste, a accepté volontiers de lever quelques zones d’ombre. Dans le contexte précis où le président de la République, Jovenel Moïse, s’apprête, en février prochain, à enfiler ses habits neufs de prochain président du bloc d'intégration régionale composé de 15 États-membres.

Déplorant d’entrée de jeu un manque d’information, l’ambassadeur Noël, joint par téléphone en début de soirée, s’est évertué tout au long de la conversation à expliquer ce qu'est la CARICOM. Car si, légalement parlant, Haïti a fait tout ce qui était nécessaire pour un pays de devenir membre de la CARICOM – signature et ratification du traité, contribution au budget de l’organisation – les autorités haïtiennes cependant sont très en retard en ce qui a trait à la mise en œuvre de dispositifs liés au marché unique permettant la libre circulation des personnes qualifiées, libre circulation des capitaux et des services.