Les défaites successives de l’équipe haïtienne face à la République populaire de Chine et au Nigéria, n’ont pas découragé la bande à Nérilia Mondésir qui s’est battue bec et ongles, contre une sélection allemande, #1 du groupe D et l’une des grandes favorites de ce Mondial. Toutefois, malgré le doublé de la capitaine, l’excellent match de Corventina, Haïti n’a pas pu décrocher le nul pour l’honneur et pour l’histoire. Les Grenadières s’en vont donc par la grande porte, avec en poche une nouvelle expérience et surtout des provisions pour l’avenir. «C’est une partie de notre expérience, on a beaucoup appris de cette Coupe du monde. On a prouvé aux autres équipes qu’on avait la capacité de leur tenir tête et qu’on fera mieux la prochaine fois», explique Melchie Daëlle Dumornay le dossard 18 des Bleu et Rouge.

«Nous avons joué du football. On a montré qu’on était douées, qu’Haïti était capable, que nos joueuses était talentueuses, que nos fans sont capables de créer de l’ambiance, qu’on était un peuple gai. C’est ce qu’on a rêvé d’une Coupe du monde. Ç’aurait été trop beau si nous avions été plus loin. Mais je pense qu’on a quitté la compétition avec la tête haute : mettre la pression aux championnes du monde, remonter à deux buts, étaler du beau jeu. En gros, on a rempli notre contrat. Pourtant, on s’engage déjà à tout faire, à travailler pour y revenir. C’est trop beau», poursuit Dadou Jean-Bart, président de la Fédération haïtienne de football, intervenant depuis Vannes, après le match, au micro de Roberson Alphonse sur Magik9.