Alors qu'un ami étudiant en philosophie à l'ENS et moi journaliste au quotidien Le Nouvelliste avons décidé de lire ou de relire pendant les vacances d'été quelques romans des écrivains contemporains, nous avons jeté notre dévolu sur l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot dont le livre de 180 pages s'intitule Yanvalou pour Charlie. Yanvalou. L'effort que le mot exige dès le commencement de sa prononciation reste le même pour saisir les multiples fenêtres que l'histoire nous chante. Le colonel Chalbert (personnage de roman d’Honoré de Balzac est comme l'inversement de Dieuthor dans Yanvalou pour Charlie sur la question des origines sociales. Chalbert lui-même vient d'un milieu aisé et est à la recherche de son identité, tandis que Dieuthor qui vient de la paysannerie cherche à oublier son passé) danserait sans doute un Yanvalou pour Charlie s'il était à la place de Dieuthor, ce personnage immense qui présente un caractère complexe.
Si nous tenons compte de l'altérité qui porte à voir l'autre dans sa complexité soit individuelle ou collective, voire culturelle, défini par l’appartenance à une catégorie sociale ou culturellement pertinente, la représentation sociale identitaire de l'autre dans sa pluralité et ses différences voudrait remettre en question dans ce roman la non-pratique de la tolérance chez nous, envers ceux que nous appelons vulgairement les gens qui viennent « en dehors ».






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