Les événements survenus le samedi 24 novembre dernier à Malpasse, occasionnant le décès de quatre agents douaniers, dans des circonstances aussi cruelles que dramatiques, constituent un signal négatif lancé, d’une part, aux fonctionnaires publics qui exécutent pour l’Etat des missions dans différents domaines, et, d’autre part, à tous ceux qui ont consenti d’énormes sacrifices depuis de longues années. Sacrifices pour mobiliser les consciences, remembrer certaines entités afin de jeter les bases d’une nouvelle forme de gestion des affaires de la République. L’Etat concrétise ses missions et ses objectifs à travers l’administration publique qui, sur la base de la gestion, de l’aménagement et de règlementation, fait fonctionner le personnel de la fonction publique.
Quel que soit le niveau de développement d’un Etat et peu importe sa forme, il existe un certain nombre de services qu’il ne peut conférer à une entité privée ni à une collectivité décentralisée. Ces services, qui constituent des missions de souveraineté, ont été créés pour permettre à l’Etat de garantir sa pérennité. Au nombre de ces missions de souveraineté figure le service des douanes. En raison de son statut, un agent douanier, peu importe sa position sur le territoire national, agit au nom de l’Etat et doit bénéficier de la protection et de l’assistance des autorités constituées. Une insulte, une attaque et un assassinat perpétré sur la personne d’un douanier dans l’exercice de ses fonctions constituent un affront à l’Etat. Une semaine après le drame de Malpasse, quelles sont les dispositions prises par le gouvernement pour fixer les responsabilités de ceux qui représentent la puissance publique chargée de protéger ces victimes ? Pendant combien de temps les résultats de cette enquête seront connus et les coupables punis conformément à la loi ?





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