C’est un public mixte et pour la plupart jeune que les organisateurs de Clowns sans frontières ont invité à découvrir les photos accrochées au mur blanc de l’IFH. Des images représentant des scènes réalisées par des enfants de 12 à 17 ans du Cermicol (Centre de réhabilitation pour mineurs en conflit avec la loi) ont été présentées pour montrer cette volonté de mettre l’art du cirque au service des problèmes sociaux liés à la délinquance juvénile notamment. Sur demande de l’ambassade du Canada, l’association Clowns sans frontières a rejoint la campagne de « 16 jours » pour combattre la violence que les femmes et les filles subissent. Des ateliers ont été organisés autour de la thématique avec des jeunes et des enfants en mettant en place les arts clownesques et la manipulation d’objets-jonglages. L’une des mises en scène du spectacle avait même traité la question des violences faites aux femmes et celle de l’orientation sexuelle qui reste en Haïti un sujet encore tabou.
Outre l’exposition, un spectacle présenté par des jeunes majoritairement de Martissant a laissé le public sans voix. Les acrobaties des jongleurs ne laissaient personne indifférent. Des jongleurs à la machette, entre autres, ont fait naître de l’émotion par leur exploit et leur prouesse qui mélangeaient le sentiment du beau à la sensation de danger.






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