C'est sur son compte Twitter que le syndicaliste dominicain a justifié sa sortie pour, dit-il, éviter que les services migratoires de son pays ne confisquent plus les autobus de son organisation. « Nous avons dix autobus en prison depuis environ six mois. Pour éviter ces inconvénients, je tiens à vous dire, camarades, qu'il est interdit à partir d’aujourd'hui de laisser monter les étrangers haïtiens, qu'ils soient légaux ou illégaux », a posté Antonio Marte sur son compte Twitter, arguant que les chauffeurs ne sont pas des inspecteurs en charge de la migration et qu’ils ne sauront vérifier les documents des passagers.
Cette mesure est prise, ajoute-t-il, pour éviter des problèmes avec la Direction générale des migrations, les forces armées et le bureau du procureur général de la République, concluant son message par des excuses auprès des citoyens haïtiens. De plus, Antonio Marte a menacé de paralyser le transport sur des itinéraires affiliés à son syndicat à Santiago si les dix bus saisis pour avoir transporté des Haïtiens prétendument sans papiers n'étaient pas restitués. Il a par ailleurs pris le soin de préciser que cette mesure ne s'applique pas à Santo Domingo.






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