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Opinions

Quand la propagande remplace la vérité historique d’un évènement

JB
Jean-Marie Beaudouin;coifopcha@yahoo.fr Janvier 2019

February 20, 2019 · Lecture : 5 min

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(Première partie)

Par Jean-Marie Beaudouin

La Seconde Guerre mondiale: Son issue occultée

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Compte tenu de la modernité des armées et les conventions de la guerre moderne, il est peu probable que dans une guerre l’issue soit connue d’avance; ce, même lors qu’elle résulte d’une conspiration concoctée par une communauté d’États contre un autre État. Car l’ennemi ciblé à abattre peut bien disposer des arguments et des ressorts insoupçonnables que même les services d’intelligence des États conspirateurs ne contrôlent pas. De telle sorte que sur les théâtres d’affrontement, les belligérants agresseurs se heurtent à de fâcheuses surprises auxquelles ils ne s’y attendaient pas. La guerre, quelle qu’en soit la nature (juste ou injuste), reste un phénomène historique politico-militaire dont l’exactitude des résultats est très relative tant qu’elle peut prendre une tournure diamétralement opposée aux buts politiques pour lesquels elle a été déclarée.

On ne fait pas la guerre pour la guerre, il y a toujours des mobiles qui font que le recours à la confrontation armée devient la seule solution qui puisse satisfaire aux demandes souvent intransigeantes. Néanmoins, il faut aussi s’attendre à des changements brusques et redoutables qui peuvent advenir sur le terrain de la pratique. C’est ce que le présent article va tenter de démontrer. Il n’a pas la prétention de faire revivre l’immensité des faits ayant marqué la guerre fasciste-nazie (1939 – 1945), ce qui nécessiterait un grand volume. Il se bornera à revisiter d’abord les évènements précurseurs et, surtout, l’action historique des Soviétiques qui a conclu la fin des hostilités. C’est-à-dire l’issue de la Seconde Guerre mondiale impérialiste, qui est volontairement occultée par la faction des historiennes/historiens officiels ainsi que par des agents intellectuels au service de la bourgeoisie capitaliste dont dépendent leurs émoluments ou leurs ristournes annuelles.

Adolf Hitler n’est ni une galaxie extrasolaire ni un Rambo dans les films hollywoodiens conçus pour nos marmots. Quelle qu’ait été la robustesse de son armée, il était militairement impossible qu’il s’attaquât à l’Europe entière dont l’armée française était l’une des meilleures au monde à cette époque. De plus, Hitler fut un leader éprouvé dans la lutte des classes en Allemagne-Autriche où, dans sa prime jeunesse, il était humilié par l’élite aristocratique allemande qui lui avait refusé l’admission à l’École des beaux-arts à cause de sa basse origine sociale. Il a lui-même écrit son Manifeste ("Mein kampf" ou "Mon combat" 1924 - 1926) dans lequel il fait ressortir sans ambiguïté sa politique territoriale orientée vers l’Est de l’Europe. Si ses ancêtres conquérants (Frédéric 1er (Barberousse), Guillaume II) ont échoué aux portes du Sud et de l’Ouest du « Vieux Continent », Hitler, lui, croit pouvoir conquérir des nouveaux territoires dans les pays de langue slave qu'il qualifie de peuples inférieurs faits pour être colonisés. Tout en évitant la notion de colonie qu’il remplace par ce qu’il appelle « Espace vital » ou Lebensraum en allemand. Écoutons-le:

« Ainsi, nous autres nationaux-socialistes, biffons-nous délibérément l'orientation politique d'avant-guerre. Nous commençons là où l'on avait fini il y a six cents ans. Nous arrêtons l'éternelle marche des Germains vers le sud et vers l'ouest de l'Europe, et nous jetons nos regards vers l'Est. Nous mettons terme à la politique coloniale et commerciale d'avant-guerre et nous inaugurons la politique territoriale de l'avenir. Mais si nous parlons aujourd'hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d'abord qu'à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent. » Hitler dans Mein Kampf, tome II. (L’Empereur Frédéric 1er dit Frédéric Barberousse fut un grand conquérant, duquel [nom] Hitler a formé le nom de code « Opération Barbarossa »).

Adolf Hitler hait le Juif non pas parce qu’il le considère comme issu d’une race inférieure, mais parce que selon lui, il domine l’économie et la politique allemande d’une part, et représente la colonne vertébrale du communisme triomphant, de l’autre. Ses informations lui donnent à croire que les grandes banques juives ont largement contribué au triomphe de la Révolution prolétarienne russo-soviétique pendant la Première Guerre mondiale impérialiste de 1914 – 1918, dont l’Empire germanique était un puissant protagoniste. Karl Marx lui-même est d’origine juive aussi bien consanguin qu’utérin. Ce qui revient à dire que son aversion contre le communisme international est totale. Le livre ou la bible d’Hitler a été lu avec intérêt par la bourgeoisie intellectuelle occidentale, qui y voyait une fascinante perspective dont la matérialisation concrète assurerait la paix et le droit bourgeois. Baiser les pouces en croix a été moralement observé par l’Occident qui nourrissait le secret espoir dans l’attente effective de la susdite perspective. Évènement tant souhaité par la bourgeoisie.

Hitler n’a pas réussi son coup d’État de Munich (novembre 1923), mais son internement carcéral qui s’ensuivit lui a été d’une grande source d’inspiration. De la prison, il écrit et fixe la théorie de l’extrême droite allemande, dosée du fascisme mussolinien formant ainsi le couple idéologique et doctrinal qui fascina l’Occident réuni. Ainsi, l’élite occidental en’allait pas marchander son concours et ses largesses au Führer fasciste pour son anticommunisme viscéral qui avait fait de lui dès lors un chasseur de prime comme dans les westerns traditionnels. (Entre autres choses, les Cowboys ont joué un rôle essentiel dans la conquête de l’Ouest aux États-Unis au début du IXe siècle. Après l’apocalypse amérindienne dont les survivants furent déportés dans des territoires lointains/réserves indiennes, c’est aux cowboys que l’État fédéral confie les terres conquises avec la mission de les fructifier par le travail de la terre et l’élevage du bétail bovin. Ils peuplent également les structures de l’inamovible organisation criminelle Ku Klux Klan/KKK/Le Klan qui résiste à toutes les étapes de la civilisation américaine. L’audiovisuel à l’accent cowboy est un aspect essentiel de la culture américaine).

Dix ans plus tard, en 1933, Hitler prit le pouvoir en Allemagne et fonda le IIIe Reich allemand comme État souverain pour le bonheur du capitalisme, de ses opérateurs-spéculateurs et de ses agents intellectuels. Si la postérité est familière à l’axe fasciste Rome-Berlin-Tokyo (novembre 1936), il n’est pas évident qu’elle soit imbue des autres axes obscurs qui se révélèrent déterminants dans la gigantesque machine de guerre hitlérienne.

Formeront la deuxième partie les soutiens et les évènements subséquents qui eurent permis à Hitler d’instaurer son pouvoir hégémonique, lequel se transformera bientôt en une sanglante apothéose. Il cumulera sans transition les fonctions de chef de gouvernement (janvier 1933 – août 1934) et de chef d’État (août 1934 – avril 1945).

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