Devant un public mixte et familier, quatre voix féminines assemblées ont offert à tour de rôle à l’assistance lecture, récital de poésie et réflexions sur la marginalité historique de la question des sexes, du genre et de l’écriture. Il s’agit de : Mélissa Béralus, auteure du récit en créole haïtien, « Alarive lavi » ; Marie-Ange Claude, poétesse lauréate en décembre 2018 du prix René Philoctète pour son recueil de poésies « Kaskad peyi » ; Sybille Claude, auteure d’un roman au titre évocateur, « Le chant des blessures » ; et Hélène Mauduit, auteure du dernier roman en date, « Le bar des solitudes ». Bien que l’une des invitées, Saïka Céus, lauréate du prix Henri Deschamps en 2017 pour son roman « Tifi », a été absente, la soirée s’est harmonieusement déroulée avec l’artiste Woldy. La professeure et écrivaine Evelyne Trouillot et l’écrivaine Jocelyne Trouillot ont également participé à la séance et rendu la discussion fructueuse.

Il y a bien aujourd’hui une littérature qui se met en marche. Même si les hommes sont majoritairement plus nombreux et mieux connus par le grand public, il y a également des femmes qui s’engagent par l’écriture. Une écriture sensible, réaliste, poétique et prosaïque qui aborde les faits dans leur soubassement en faisant un croisement multiple des différentes formes d’oppression.