En Haïti, il y a traditionnellement trois sortes d’opposition après chaque scrutin. Celle qui croit avoir gagné les élections qu’elle a perdues. Celle qui savait qu’elle n’avait aucune chance de gagner les élections. Et, enfin, celle qui, proche du gagnant, se sent délaissée. Les trois groupes, pour des raisons opposées, s’opposent aux puissants en place.
Aujourd’hui, on peut parler d’opposition radicale, celle qui demande le départ du président Jovenel Moïse depuis le jour de son élection. Il y a aussi celle qui se compose des modérés qui ne demandent rien, mais qui aimeraient bien qu’un jour le pouvoir ou l’opposition les appelle en renfort. Il y a enfin, troisième catégorie, tous les déçus de la nébuleuse Tèt Kale. Ils espèrent que le pouvoir se souviendra d’eux avant que le mandat ne se termine. Ils sont tout aussi acides que les opposants radicaux et, des fois, les rejoignent dans certaines batailles.





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