Aujourd’hui quand on y songe aux débats qui se font sur la création, l’échange, l’économie, la femme et son corps entre autres, le thème "Marchandise" interpelle. Dans ce troisième numéro de la revue Trois/Cent/Soixante, celui-ci permet d’appréhender la loi du marché dans son ensemble: celle de l’offre et de la demande. En référence cette loi qui détermine comment se concilie, par l'arbitrage pacifique du marché, les intérêts apparemment contradictoires des offreurs et des demandeurs, “un certain regard est porté sur le monde, à travers le prisme du capitalisme roi, à travers surtout les déséquilibres, les dérèglements qu’il entraîne mais aussi les résistances, la créativité qui l’interrogent et le déconstruisent”, par ce comité de rédaction. Aussi est-ce “une façon de s’interroger sur les notions de valeur, de propriété, d’appropriation, d’aliénation, d’identités, en se permettant des glissements, des digressions, la liberté de proposer…”
Dans ce numéro, “l’ambition de était de rassembler, comme pour les précédents, une diversité d’auteur.e.s, de sujets et de disciplines, autour d’un thème qui reste actuel, et qui nécessite d’être revisité et pensé ici frontalement, là par la tangente, dans une perspective haïtienne, caribéenne, globale, souligne Maude Malengrez dans une entrevue accordée au Nouvelliste. Avec des universitaires comme Jean-Marie Théodat, des artistes comme Duval-Carrié, ou Exantus, des gens très différents, poursuit-elle, le chercheur Renaud Hourcade sur les politiques mémorielles des ports négriers, le cinéaste Raoul Peck sur l’analyse scientifique marxienne et la marchandise, la plasticienne Dana Whabira et le concept d’obsolescence, et plus d’une cinquantaine d’autres.





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