Articulé autour de grands axes économique, social, culturel et politique, le cahier national de revendications des organisations paysannes, présenté par la Plateforme haïtienne pour un développement alternatif (PAPDA) dans un document daté de 2018, constitue un plaidoyer des organisations et groupements paysans pour le respect et la protection des intérêts et des droits civil, politique, économique, social, culturel et politique des paysans. « C’est un document de plaidoyer au service du mouvement social et populaire, surtout les acteurs du milieu rural pour construire des stratégies de résistance et de lutte pour plaider pour des politiques publiques souveraines et le renforcement des luttes populaires, tout en cherchant une articulation entre les forces populaires en milieu rural et en milieu urbain pour une transformation en profondeur dans notre société et de l’État haïtien », lit-on sur le site Internet de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA).

Chaque grand axe regroupe un ensemble de secteurs d’activité. Par exemple, dans l’axe économique, les paysans ont exprimé des revendications dans des secteurs d’activité : environnement, agraire et foncier, agriculture, élevage, commercialisation, tourisme, etc. Sur le plan environnemental, les organisations et groupements paysans recommandent à l’Etat de définir et d’appliquer une politique environnementale permettant à tout le monde indistinctement de jouir de leur droit de vivre dans un environnement propre. Ils ont souligné quelques obligations qui incombent aux ministères de l’Environnement, de l’Agriculture,  aux mairies, CASEC et conseils départementaux. « Il faut préparer, réaliser et faire respecter un plan d’aménagement territorial et de zonage qui fixe les zones agricoles, les zones résidentielles en milieu urbain et rural, les zones industrielles, les zones touristiques et de loisir, les zones pour des parcs naturels et les zones réservées » constitue l’une des obligations.