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Opinions

Combien avions-nous d’écrivains et d’écrivaines en Haïti… ?

EJ
Emmanuel Jean François

June 13, 2019 · Lecture : 5 min

🇫🇷Lire en français
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Ecrivain : personne habile dans l'art d'écrire ou de rédiger des ouvrages littéraires. On les appelle aussi homme et femme de lettres.

En prenant connaissance de cette LETTRE OUVERTE DES ECRIVAINES ET ECRIVAINS HAÏTIENS A LA NATION, notre première réaction était de consulter la liste des écrivains et écrivaines d’Haïti ; notre déception a été grande en constatant qu’il y avait si peu de gens de lettres, à un moment ou on prépare une autre foire du livre qui devait rassembler plus de deux cent auteurs en signature.

On aurait pu dire que dans un autre sens que le problème de ce pays était beaucoup plus profond qu’on ne le croyait ; à chaque groupe son monopole. Si votre nom ne figurait pas dans cette liste, est-ce que cela voudrait dire que vous ne valiez rien même si  comme eux, elles, vous métrisiez l’art d’écrire ?

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Mais qu’importe, c’était un autre débat lié au changement du système !

Car en lisant bien, il y avait dans cette lettre des choses importantes à souligner, des revendications légitimes contre cette classe qui a mal acquis son butin sur le dos de la nation et qui aujourd’hui veut se faire passer pour des Victimes.

Et nous sommes ravis de votre indignation, ravis que vous êtes vivants et pugnaces, contre cette descente aux enfers de la nation, conséquence d’un système social basé sur l’exclusion et un trop-plein d’inégalités se traduisant en politique par une succession de régimes ou de tentatives autoritaires, loin de tous principes d’équité et de justice sociale. Nous n’en voulons plus, et c’est ce que nous prônons depuis plus de 2 ans, c’est ce que le président de la république prônait depuis 2 ans ; une autre façon de gérer la cité et de faire la politique.

‘’Nous saluons le courage des hommes et des femmes de ce pays, des jeunes en particulier qui refusant par milliers de baisser les bras, se battent contre l’obscurité qui veut nous recouvrir. Et la rue rebelle, incandescente, imprévisible, déverse sporadiquement ses coulées de rage et de frustration légitime à travers les villes. Criant : Nous n’en pouvons plus d’avoir faim. Nous n’en pouvons plus de souffrir de la négation de nos besoins élémentaires pendant qu’on nous dépouille’’.

Mieux vaut tard que jamais, même si vous n’êtes pas les premiers et ne serez pas les derniers à prononcer de telles paroles, car le système est puissant, il avait les moyens de se reproduire et c’est qu’il fait depuis des décennies.

La lutte pour assurer l’avènement d’une société plus juste, solidaire et fraternelle sera longue ; les hommes et femmes de bonne volonté doivent plus que jamais user des dons de transformation des mots en idées progressistes pour ce pays que nous aimons tant.  

Aucune construction démocratique n’est possible en Haïti sans la réduction des inégalités, sans une nouvelle éthique et des moyens pour soutenir le service public dans la valorisation du bien commun ; ce discours que vous aviez emprunté au président de la république vous honore ; il était temps de vous joindre à cette mouvance pour mettre hors d’état de nuire ces pilleurs de coffre, ces gloutons qui ont tout mangé sur la table en ne laissant que des miettes au Peuple.

Aider à construire cette démocratie mais surtout croire que c’est une construction possible, tel est notre combat ; Bravo.

Pour l’heure, il nous incombe de prendre les décisions qui s’imposent sans perdre davantage de temps, et dans l’union.

L’union fait la force! Construisons-là cette union.

Oui dans cette lettre vous aviez relevé tellement de vérités. La méfiance, les jalousies, les rivalités, le marronnage, les soifs matérielles qui nous divisent et nous paralysent surtout. Oui, Construisons la confiance et la tolérance pour avancer vers des solutions qui nous ressemblent et nous rassemblent.

Le premier acte susceptible de restaurer la confiance est la tenue légitime du procès PetroCaribe, comme le prône et le veut le président Jovenel Moïse. Une étape essentielle dans notre processus de transformation. Pétrocaribe sera le procès de nos douleurs que nous n’avons pas pu évacuer ensemble après le 12 janvier 2010. Ce sera le procès de tous les génocides éparpillés dans notre histoire, ces morts qui attendent que nous les libérions de notre mémoire endormie. Le procès Petrocaribe sera surtout l’occasion pour chaque haïtienne et chaque haïtien de s’interroger sur le rapport que nous entretenons avec le bien public, ce qui appartient à tous et est bon pour tous.

Une dénonciation qui a attiré les foudres des profiteurs de toujours sur le chef de l’Etat ; préparez-vous à en subir les conséquences lorsqu’ils prendront connaissance de cette lettre.

Comme le président Jovenel Moïse, ils vont vous vilipender, vous haïr, vous dénoncer, vous critiquer surtout s’ils se rendent compte que vous les combattiez, que vous aviez découvert leurs combines, leurs crimes maquillés derrière leurs sourires factices.

Dépouillés des egos trop lourds, avec nos sœurs et frères haïtiens de la diaspora qui souffrent avec nous, qui veulent participer avec nous au grand chantier de reconstruction de notre société, venez vos joindre à nous, il y a du pain sur la planche. Nous n’avons plus beaucoup de temps. Il n’est plus question de s’adapter vaille que vaille à un système qui ne fonctionne plus. Plus question de se taire et de faire semblant que les choses vont changer comme si cela allait de soi.

Bravo à vous écrivains, qui avez signé cette lettre de vouloir continuer à être utiles à la nation en maintenant vive la parole qui alerte, questionne, critique et suscite la conscience critique. Vous qui voulez d’un État de droit pouvant nous garantir un vrai procès Pétrocaribe historique. Vous qui voulez de vrais projets sociaux en faveur des populations vulnérables. Vous qui voulez des politiques publiques cohérentes favorisant la production nationale, l’investissement, l’éducation pour tous, les libertés individuelles, la liberté d’expression, la culture… Nous invitons chacun à jouer son rôle citoyen et à travailler à l’avènement de l’Haïti que dessine le président Jovenel Moïse…

En souhaitant que la prochaine fois la liste sera plus longue, nous vous remercions de votre patriotique apport à cette lutte pour le changement…

Merci à :

Guy Régis Jr.

James Noël

Néhémy Pierre Dahomey

Marie Andrée Etienne

Frankétienne

Evelyne Trouillot

Verly Dabel

Jean D’Amérique

Lyonel Trouillot

Dieulermesson Petit-Frère

Barbara Prezeau Stefenson

Gary Klang

Kettly Mars

Jacques Adler Jean Pierre

André Fouad

Yanick Lahens

Gary Victor

Béo Monteau 

Jean-Robert Léonidas

Verly Dabel

Mirline Pierre

Elsie Suréna

Anthony Phelps

Guy Gérald Ménard

Eddy Toussaint Tontongi

Faubert Bolivar

Makenzy Orcel

Stephane

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