Offrant 171 pages de lecture déferlante dans ce deuxième recueil de poèmes, le natif de Petite-Rivière de l’Artibonite fixe l’attention sur les lieux historiques comme une arme de combat. On note une convergence thématique et esthétique à partir de la fonction expressive que l’auteur se complait à composer avec un souffle court, simple et rythmé.
Sans fioritures ni excès inutile dans le style, Maguet Delva peint son paysage avec des mots de tous les jours. Il ressasse les souvenirs de son île où il y avait de magnifiques oiseaux, des sédiments violets de fleuve et de splendides mangroves au-dessus desquelles apparaissaient des arcs-en-ciel radieux. Comme le palais aux trois-cent soixante-cinq portes de sa commune natale, le poète s’ouvre à la curiosité et à la contemplation née de la douleur des combats du passé.






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