Quoique les prévisions tournent autour de 58,9 milliards de gourdes, les investissements publics engagés effectivement lors de l’exécution du budget 2017-2018 ne dépassent pas 12,1 milliards de gourdes, indique la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) dans son rapport publié récemment sur la situation financière de l’État et l’efficacité des dépenses publiques. Même si ces investissements étaient supérieurs de 27% à ceux de l’exercice précédent, chiffrés à hauteur de 9,5 milliards de gourdes, ils restent toutefois parmi les plus faibles au cours de ces dernières années.
Dans le budget 2017-2018, l’administration Jovenel Moïse avait fixé des objectifs précis sur le plan économique et s’attendait à ces résultats. « - Une croissance réelle de l’économie de 3.9% portée par la valeur ajoutée du secteur agricole ; - une inflation de 13,4% en moyenne annuelle et de 11,4% en fin de période sur la base d’une légère appréciation de la monnaie locale et de l’élimination totale de la subvention des produits pétroliers ; - une pression fiscale aux environs de 12,7% ; 4- des dépenses d’investissement en hausse par rapport aux prévisions du budget rectificatif de l’exercice 2016-2017 ; - des réserves nettes de change correspondant à environ 5 mois d’importation ; - un taux de change plus ou moins stable ».






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