Chute des recettes fiscales, baisse de l’offre alimentaire locale, renforcement des pressions inflationnistes, dégradation du climat des affaires provoquée par les troubles sociopolitiques à répétition, poursuite de la dépréciation de la gourde par rapport au dollar américain. Ce tableau sombre dépeint dans la dernière note sur la politique monétaire de la banque centrale est celui du troisième trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019.

« […] L’activité économique durant le trimestre sous étude a pâti de la détérioration du climat des affaires provoquée par des troubles sociopolitiques à répétition. Par ailleurs, la faible pluviométrie dans les principales régions agricoles du pays a été défavorable à la récolte de printemps qui compte pour 50% du total annuel. Ces deux éléments se sont traduits par une baisse de l’offre alimentaire locale et des difficultés d’approvisionnement dans les principaux marchés », plante d’entrée de jeu le document officiel avant de préciser que l’ensemble de ces facteurs ont contribué à un renforcement des pressions inflationnistes, lesquelles ont été amplifiées par la dépréciation de la gourde par rapport au dollar américain.