« Au moins 42 personnes sont mortes, et 86 ont été blessées depuis que les tensions se sont accrues avec la dernière vague de protestations qui a débuté le 15 septembre 2019, selon les informations vérifiées par notre bureau. La vaste majorité de ces victimes ont reçu des coups de feu. Les informations reçues indiquent que les forces de sécurité sont responsables de la mort de 19 des personnes tuées, alors que les autres personnes ont été tuées par des civils armés ou non identifiés. Au moins un journaliste figure parmi ces morts. Neuf autres journalistes ont été blessés et plusieurs autres auraient reçu des menaces », a alerté Marta Hurtado, porte-parole du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, depuis le siège de l’Organisation à Genève.

« Nous exhortons tous les acteurs impliqués à s’abstenir de cibler les journalistes, et à respecter la liberté de la presse », a déclaré Marta Hurtado soulignant que depuis la rentrée scolaire en septembre dernier, la majorité des enfants sur l’ensemble du pays n’ont pas pu avoir accès aux écoles dont la plupart sont restées fermées, alors que les blocages de routes et les incidents de sécurité ont eu pour effet, en particulier dans les régions, de rendre très difficile l’approvisionnement de la population en nourriture, eau potable, médicament et carburant.