Pour Ricardo Seitenfus, introduit par l'ambassadeur Alain Rouquié, président de la Maison de l'Amérique Latine, la racine de la crise actuelle remonte à huit ans plus tôt, précisément en 2011, quand l’international – les Etats-Unis en tête – a forcé la main au Conseil électoral provisoire (CEP) et surtout au feu président René Préval pour écarter son poulain Jude Célestin, pourtant arrivé deuxième au premier tour, au profit de Michel Martelly.
« Je pense que d’une certaine façon, Jovenel Moïse va résister à cette crise parce qu’il est en train de chauffer la place pour les prochaines élections pour le retour de Martelly », suppute le diplomate brésilien, fin connaisseur d’Haïti et du jeu des puissances dans le pays. Le professeur de relations internationales voit une très forte ressemblance entre la situation très tendue actuelle dans le pays et celle de 2004. « Même si la figure de Jovenel Moïse n’est pas la figure d’Aristide », s’empresse-t-il de nuancer, avant de mettre en garde les acteurs politiques contre toute tentation « de revenir en arrière » en attirant encore les forces d’intervention étrangères sur le sol d’Haïti.






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