La réhabilitation du quartier gingerbread de Port-au-Prince n’est pas un projet nouveau.  Les démarches pour ce projet qui vise à protéger, restaurer et promouvoir un patrimoine architectural urbain ont commencé en 2009, bien avant le tremblement de terre du 12 janvier. Mis sur la liste du World Watch monuments en 2010, c’est un projet qui est né de l’initiative de Conor Bohan, directeur du programme d’excellence Help, affirme Farah F. Hyppolite, chef de projet gingerbread de la Fokal. « Depuis 2009, des architectes et urbanistes haïtiens s’étaient réunis pour réfléchir sur comment empêcher la disparition de ces maisons. Avec l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN), nous avons défini un périmètre dans lequel circonscrire ce travail. Les maisons gingerbread existent même en province, à Pétion-Ville, à Carrefour mais il fallait délimiter le travail. »

Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a donné la possibilité à ce projet d’émerger. Cinq experts envoyés en Haïti après le séisme se sont associés à des experts et architectes haïtiens et de simples volontaires. Ils ont fait l’inventaire des maisons gingerbread pour voir l’état dans lequel elles se trouvaient et ont rempli une forme qui décrit l’état du bâtiment après le tremblement de terre. Des enquêteurs ont été envoyés également pour inspecter les lieux, voir si les maisons n’étaient pas complètement détruites, si des travaux de réaménagement étaient toujours envisageables.