Sans préjuger du fond de l’affaire opposant l’Etat haïtien à la Sogener qui, en principe, doit être débattue au tribunal, les responsables de l’Etat, même dans la défense des intérêts de la communauté, ont l’impérieuse obligation de respecter les procédures et la forme établies par la loi. Quand ils décident de passer outre, nous entrons dans une autre dimension.
Et quand un président élu se retrouve sans garde-fou institutionnel, il change de statut. Il devient comme un empereur, un roi, un monarque de droit divin. L’Etat de droit se retire, bousculé par les faits, l’état de nature prend la place. On peut alors gérer les affaires publiques en bon père de famille ou se comporter comme on le souhaite. Il faut craindre qu'Haïti, lentement, tombe dans la présidence royale.





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