Ricardo Seitenfus est un ami d’Haïti. Le Brésilien ne le cache pas, au contraire. Depuis sa première visite « touristique » dans le pays en 1993 et suite à ses différents séjours tour à tour en tant qu’ancien envoyé spécial du Brésil en Haïti et ex-chef de bureau de l’OEA à Port-au-Prince, le professeur de relations internationales s’est converti en un fin d’Haïti, maîtrisant parfaitement le jeu des puissances internationales dans le pays. C'est à ces titres, et avec tant de lunettes, que les observations ainsi que les enseignements de Ricardo Seitenfus, l'universitaire, sur les fondamentaux de la crise permanente haïtienne valent leur pesant d’or.
Foulant pour la première fois le sol d’Haïti en 1993 dans la peau d’un « typique » Latino-Américain, l’universitaire brésilien pensait débarquer dans les Caraïbes. « Je suis arrivé d’abord en Haïti qui par hasard se trouve dans les Caraïbes tout en n’ayant rien à voir avec les pays environnants. Ma première impression – qui a dû bien changer au fil des années – était celle de tout touriste croyant que l’argent pouvait résoudre tous les problèmes de ce pays », confie Ricardo Seitenfus, qui dit s’être très bien rattrapé depuis.





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