Le 9 décembre est la Journée internationale de la lutte contre la corruption. En cette occasion, le patron de l’ONU, António Guterres, a exhorté « chacune et chacun à continuer de trouver des idées neuves pour vaincre la corruption et faire en sorte que les précieuses ressources dont nous disposons soient mises au service des peuples du monde entier ».

Les mots du secrétaire général des Nations unies devraient avoir une résonnance particulière dans chaque pays en fonction de la réalité de sa lutte contre la corruption. En Haïti, pays très pauvre, ces mots devraient embarrasser. Le pays, parmi les premiers du monde dans le classement de Transparency International sur l'indice de perception de la corruption, ne peut pas se vanter d’avoir dans ses annales la réalisation de petits ou de grands procès ayant débouché sur la condamnation de corrompus.