De l’agent de sécurité au portail du parc industriel de Caracol en passant par les restaurateurs « Ti machann manje kwit », les ouvriers d’entretien des espaces verts, appelés généralement « desherbeurs », les chauffeurs d’autobus, les cadres de différents services, le personnel de l’administration du parc, les tenants, un nom résonne au quotidien : Jean Garry Chéry.
Au village EKAM où il s’était installé depuis un certain temps, tous les notables encensent la compagnie de ce sexagénaire hostile à toute forme de clichés et de préjugés. Il est perçu comme un modèle de bonté au niveau des communautés de Caracol, de Trou-du-Nord et de Limonade.
Au parc industriel de Caracol, Jean-Garry Chéry est bien apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles. Ses collègues découvrent en lui un homme laborieux, très compétent, animé par une rare conscience professionnelle, un intellectuel de belle eau qui était en charge du Service de gestion des risques et des désastres (GRD).
D’un endroit à l’autre du parc, ce grand mandarin, un vrai géant, chauve de crâne est omniprésent. prompt, inlassable et serviable, cet homme au visage allongé, nez droit et aux yeux rapprochés est toujours prêt à aider ses collègues de travail.
« Jean Gary Chéry a toujours attiré l’attention par son dévouement et sa manière de faire les choses selon les normes établies, vante le directeur exécutif du parc Rodolphe Daniel. Il soutient avoir été séduit par les qualités professionnelles de cet homme qui est toujours disposé et disponible.
« C’est un rude travailleur, un secouriste, un professionnel consciencieux, engagé. C’est un être dynamique et pluridimensionnel, confie au Magazine Infopic l’ingénieur Smith Jean directeur technique au parc industriel de Caracol.
Ce disciple de Boileau répond toujours présent à ses collègues pour tout besoin d’aide en ce qui concerne l’élaboration ou la production d’un document en français ou en anglais quelle que soit sa nature ou son contenu. Avec son gabarit, Jean Garry Chéry contribue toujours à un travail bien fait.
Pour Jeantel Chéramy responsable de suivi de gestion environnementale au PIC, souligne que les véritables vertus de Jean-Gary Chéry sont l’entraide et la solidarité. Ses expériences et ses compétences font de lui un être hors pair et très respecté. « Cet homme a énormément contribué à ma progression personnelle et professionnelle », révèle M. Chéramy.
« Gary, c’est un membre important de l'équipe PIC, un travailleur acharné qui veut améliorer les conditions de travail au PIC. J'ai aimé travailler avec lui. Il nous manquera », déclare Sarah Mangones, une consultante de l’Unité des sauvegardes environnementales et sociales de la Banque interaméricaine de développement (BID).
Pour Philogène Bernadin du Département (EHS-Rétroaction), Jean Garry Chéry est un père, un ami, un frère, professionnel exemplaire, proactif. « C’est lui qui m’a appris la diplomatie administrative dans le milieu professionnel», avoue-t-il.
Une mort soudaine et tragique
Après une semaine de coma à Jackson Mémorial Hospital (Miami Floride), Jean-Garry Chéry est décédé le samedi 16 novembre 2019 aux environs de 4 heures de l’après-midi. Il avait eu un accident de voiture le dimanche 10 novembre 2019 sur la nationale #6 non loin de l’entrée du village Madras. Suite à ce drame, il a été conduit à deux hôpitaux situés dans le Nord-Est, puis transféré vers le centre hospitalier à Miami où il a succombé à ses blessures.
Jean-Garry Chéry est fils unique d’une octogénaire Mme Gabrielle Fabres. Il a laissé, dans le deuil une fille de 18 ans Maria Alissa Chéry qui étudie actuellement aux Etats-Unis. Son départ laissera un grand vide au parc industriel de Caracol.
Les funérailles de Jean-Gary Chéry ont été chantées le samedi 23 novembre 2019 à la chapelle du parloir funèbre «Funeraria Latina Emmanuel» à Miami.
Bonne traversée Garry !
« Ce que tu as donné, en d’autres fleurira. Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera. Il restera de toi ce que tu as offert ».
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