Le deuxième lundi de janvier de cette année, qui devrait marquer la rentrée parlementaire conformément à la Constitution amendée, va une nouvelle fois donner lieu à toutes sortes de conjectures sur la fin du mandat d’un autre tiers du Sénat. La crise politique permanente, qui résulte de l’immaturité des hommes politiques qui ont dirigé le pays durant les trente dernières années, est de nature à provoquer des heurts entre le pouvoir exécutif et les sénateurs qui revendiquent la fin de leur mandat au début de janvier 2022. Les législatives de 2015 avaient permis le renouvellement de la Chambre des députés et de 2/3 du Sénat conformément à l’article 50.-3 du décret électoral de 2015. Cependant l’article 239 de ce décret a créé la confusion sur la durée du mandat du président de la République, des 2/3 du Sénat, de la Chambre des députés et des collectivités territoriales.
Le président de la République avait tenté d’évoquer la caducité du mandat d’un tiers du Sénat au début de janvier 2018. Il avait rétracté en voulant éviter une crise avec les 10 sénateurs pointés du doigt. Depuis le décret électoral de 2005, les différents Conseils électoraux, en raison du retard dans l’organisation des joutes électorales, ont toujours mentionné l’harmonisation du temps constitutionnel et du temps électoral quand les élections ont eu lieu à une date qui ne favorise pas la rentrée parlementaire le deuxième lundi de janvier. Aucun décret électoral, mis à part celui de 2015, n’avait statué de cette manière pour enlever un an ou deux ans sur le mandat des élus. Cet article de ce décret prévoit la fin du mandat de la Chambre des députés le deuxième lundi de la quatrième année de leur mandat, ce qui veut dire que le mandat des députés a pris fin depuis le deuxième lundi de janvier 2019.





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