« Le rabòday est un rythme très enjoué, très entraînant, qui invite à danser. Il renvoie au rara n’impliquant pas des rythmes lents comme le boléro. C’est à la fois gai et vivant. Il est aussi associé au "chay au pied" (relatif à ceux qui, dans le temps, parcouraient de longues distances avec les pieds nus) », précise l’anthropologue haïtien Jean Coulanges. M. Coulanges révèle que ce son (rara) typique au rabòday mobilise obligatoirement deux instruments. « Le tambour et la vaccine (bambou). De fait, c’est le déhanchement total. On ne peut pas ne pas danser le rabòday », fait-il remarquer.
Pas besoin donc d’expertise pour danser le rabòday. Les hanches suivent le tempo et ça grouille spontanément. « Au niveau rythmique, il englobe des éléments du yanvalou, du pétro, du mayi, pour ne citer que ceux-là, et se danse comme le rara avec très peu de figures pour un chorégraphe. Je crois qu’il est pratiquement l’un des rarissimes rythmes de notre folklore qui ne nécessitent pas vraiment de cours de danse particuliers. Tout le monde peut danser le rabòday », indique le musicien et producteur Jhonny Célicourt. Le PDG de Freestyle Media l’utilisait dans ses ateliers de danses traditionnelles. « On s’échauffait les muscles avec le rabòday parce qu’il offre une grande liberté de mouvements non codifiés. »






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.